J’ai souvent des coups de coeurs pour des artistes, chanteurs ou autres… Quoi de mieux qu’une interview pour en savoir plus sur eux et vous donner l’envie d’aller les applaudir ou les écouter… C’est donc avec plaisir que j’ouvre aujourd’hui avec Elise berthelier, découverte lors d’un concert, ce nouveau rendez vous que seront les interviews.Elise berthelier l'interview

Elise Berthelier est comédienne. Certains soirs, elle échange ses rôles contre une guitare dans des bars de la capitale. Accompagnée de son guitariste Jérémie Tepper, elle chante les petits malheurs de la vie avec humour. Chacun se reconnaîtra que ce soit parce qu’on vote à gauche, qu’on pointe aux assedics ou qu’on se soit fait largué récemment… Non vraiment, elle a l’art et la manière de nous faire passer un bon moment :) 
Avant d’aller la voir sur scène, vous pouvez déjà écouter ses morceaux sur son myspace :
http://www.myspace.com/eliseberthelier

Rencontre avec cette artiste aux multiples facettes.

Tu es aussi comédienne, qu’est ce qui te plait dans la comédie ?
J’ai voulu faire de la comédie pour faire un truc utile dans la société : à l’époque, quand j’ai choisi ce métier, je me disais que ça pouvait changer le monde. Et puis, égoistement j’avais envie d’être quelqu’un d’autre, de m’inventer des vies.

Comment es-tu venue à la musique ?
J’ai commencé la guitare à 12 ans, à l’école de musique d’Orléans. Je voulais faire un instrument avec lequel on pouvait chanter. Il y avait bien la flute à bec au collège, mais c’était moins simple.
A 15 ans, je suis partie pour un 1 an au Cameroun, là bas, j’apprenais la guitare aux copains.
Puis quand je suis revenue à Paris, j’ai commencé la chorale au lycée, et cela m’a mené au chant lyrique.
Je faisais pas mal d’activités quand j’étais gamine, j’alternais le théâtre et le chant. C’était assez compliqué de faire les 2.
Et puis un jour je suis passée de Roberto Alagna (un ténor) au chanteur belge Arno.
Je ne suis pas assez passionnée de musique classique, mais plutôt de toutes les musiques.

Quand as tu commencé à composer ?
Quand je suis revenue de Belle île en mer.
J’écrivais déjà avant en parodiant des paroles de trucs connus.
Puis ensuite j’ai écrit la chanson sur les assedics.

Tes chansons, une façon d’exorciser le quotidien ?
Oui. Ca part souvent d’un chagrin, d’une révolte ou de colère, de quelque chose qui m’arrive précisément. Ca peut être un chant d’amour aussi, comme « grand-mère ». C’est un sentiment du quotidien que j’ai besoin d’exorciser ou c’est parfois quelque chose d’inventé : comme « truffe » , même si le poney existe, c’est une chanson qui n’a rien à voir avec la réalité, j’ai extrapolé.
Pour « C’est naze », je venais de voir un ami plombant, je suis rentrée et je n’étais pas bien alors j’ai écrit « c’est naze ». Ca permet de prendre de la distance.
Pour « Monoprix », c’est parti d’un délire avec un copain, avec lequel j’ai co-écrit le texte.

Tu te présentes souvent comme « les nazes » ou « nazville tour », pourquoi ?
Nazeville est une référence à Nashville. Et Jérémie qui m’accompagne, est un guitariste de blues. Nazeville, çà fait très français.
Au départ, c’était « Avec ton sale maillot de bain world tour », mais c’était trop long et j’avais envie de me détacher de Belle Ile.

Pendant tes concerts, tu fais participer le public avec un cadavre exquis, (les gens du public écrivent sur un papier des phrases qu’elle interprétera sur une mélodie, jazz, tango ou autre) d’où t’es venue cette idée ?
Ca date de la période où j’étais électron libre avec le G bang Machine. Avec eux, il fallait faire participer le public. Cette idée m’est venue.
Et puis j’anime des ateliers d’écriture de chansons pour des évenementiels.
C’est assez drôle d’avoir une grille, d’improviser là-dessus. Musicalement, c’est marrant à faire. Et çà rend les gens actifs.
Même pour une grande salle, j’ai trouvé comment faire pour garder le truc.
Ca vient aussi du monde du théâtre où c’est jamais deux fois la même chose, besoin d’un renouveau.

As-tu un rituel avant concert ? 

J’essaye de manger, et plutôt des bananes. Je me chauffe la voix. Jérémy mange plus que moi. Et pis on rigole pas mal. Jérémy dit « on annule » plein de fois avant le concert. Ca descend la pression. 
Et pis le jour du concert, je parle pas au tel ou autre, c’est mauvais pour la voix.

Qu’écoutes-tu en ce moment ?
J’ai rédécouvert William Sheller, en solitaire, l’album « un homme heureux ».
Stéphane Eicher, Arno, Toni Price, une chanteuse country américaine, Johnny Cash

Le questionnaire MOOD

Pourquoi vous devez acheter mon disque ?

Parce qu’on est tous des nazes
Le matin je me lève parce que… 
 j’ai plein de trucs à faire
Sous la douche, je chante…
ce que je viens d’écouter

Ce qui :
m’émeut :
un détail
me fait rougir : un bel homme
m’ennuie : les disputes
Me fait plaisir : mes amis
Me fait horreur : méchanceté gratuite
Me met en colère : les politiciens
Me fait sourire : presque tout le monde
Je crois en : l’amitié
Ma petite manie :  rigoler
Dans une autre vie, je serais… éleveuse de poneys
Ce qu’on dit de moi : elle a la patate
Ce qui me manque aujourd’hui : l’argent
Ma devise : carpe diem
 Un jour j’irai : A l’Olympia

Rendez-vous sur Hellocoton !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

2 Commentaires

  • [...] déjà eu l’occasion d’assister aux coulisses d’un clip, C’est Naze d’Elise Berthelier. (Photos sur Flickr) J’en ai gardé un très bon souvenir. Et surtout, j’avais vraiment [...]

  • [...] élections européennes approchent… et vous ne savez pas pour qui voter ? Elise Berthelier nous livre sa vision de la Gauche dans sa chanson Je suis de [...]

Laisse un commentaire

QUI JE SUIS


Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

>> En savoir plus

Archives

CE QUE J’ECOUTE