La première fois qu’on m’a parlé de John Lennon, j’étais en primaire. Ma copine Marion m’avait affirmé que les Beatles était le meilleur groupe de tous les temps et elle ne jurait que par John Lennon. Je dois bien l’admettre, je ne savais pas qui c’était à l’époque. Alors je suis rentrée à la maison, en demandant plus d’informations à ma mère qui me sortit tous les vyniles. J’ai écouté rapidement en décidant que « Yellow Submarine » serait ma préférée, dans le cas où on me poserait la question. J’ai ensuite regardé la pochette et j’ai demandé « C’est lui John Lennon ? » « Non c’est Paul Mc Cartney » me répondit ma mère. Tant pis, cela serait mon favori, pour faire genre. Car il faut bien l’avouer à cet âge là, les Beatles, c’était un peu ma cigarette, ils me donnaient une contenance et me permettaient de montrer que moi aussi j’étais dans le coup.

Depuis je les ai entendu et ré-entendu. On connait ses classiques, sans pour autant réellement connaître leur histoire et leur vie. Le premier qui m’a vraiment donné envie de me pencher sur la question, c’est Cosmobrown. Pendant l’interview, il m’a dit qu’ils avaient vraiment révolutionnés la musique et qu’ils méritaient une écoute attentive. Une conférence de David Foenkinos a suivi où il parlait de son nouveau livre : Lennon. Plusieurs mois passés à se documenter et écrire le récit de sa vie à travers une psychothérapie imaginée de Lennon où celui-ci reviendrait sur sa vie en passant par l’enfance, ses débuts, le succès, ses amours, ses doutes… sans rien omettre du bon et du mauvais de sa personne. Bien sur cette interprétation est propre à l’auteur et romancée. Mais quand on est fan de David Foenkinos comme moi, cela permet d’allier plaisir et découverte.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre, mais j’aurai du avoir confiance les yeux fermées en la plume de Foenkinos. Elle m’a emmené loin très loin, au recoin d’une vie, loin de l’image médiatique de Lennon. C’était génial de le découvrir sous ce regard et apprendre ses débuts. Trop souvent quand un artiste est connu, on a l’impression que cela arrive du jour au lendemain, pourtant rien ne se fait en un jour… On le voit entrer dans cette folie médiatique petit à petit et on comprend mieux son rapport perturbé à sa famille et les femmes. Au delà du mythe, on découvre surtout un homme tout simplement, avec son lot de défauts et qualités.

Voici une citation :
Les années ont la perfidie d’embellir ce qui était noir.On peut facilement se faire avoir par un souvenir.Je me sens fort pour résister, mais je peux rester des journées entières à fumer, à tourner en rond, et je me dis qu’il suffirait d’un rien pour que je saute par la fenêtre. on peut très bien éprouver, au coeur d’un bonheur immense, des pulsions suicidaires.

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3 Commentaires

  • J’aime pas Lennon.

    Oui c’est lapidaire, j’en suis conscient, mais c’est comme ça. Et je ne sais pas trop l’expliquer.
    J’ai découvert les Beatles tout petit grâce à ma maman qui est fan et nous passait les albums et/ou les cassettes. Et mon préféré c’était McCartney! Sans trop savoir pourquoi non plus, parce que j’aimais bien sa tête, parce qu’il avait l’air marrant, parce qu’il jouait avec sa guitare à l’envers (ça c’est possible, mon côté anticonformiste déjà :o P). Et du coup bah on est Lennon ou McCartney, donc… Et puis j’aimais pas sa tête à Lennon. Et puis c’est de sa faute si les Beatles se sont séparés, enfin à Yoko surtout mais lui aussi du coup, donc c’était le méchant de la bande.
    Et puis c’est resté, j’ai plutôt suivi McCartney et ignoré Lennon, qui ne m’intéressait pas plus que ça malgré l’aura qui entourait son mythe depuis sa mort (et de ce fait m’éloignait plus qu’autre chose, refus du consensus tout ça).

    Et la Cité de le Musique a fait une exposition sur lui il y a quelques années, que je suis allé voir parce que bon quand même, les Beatles quoi! Et j’ai trouvé l’exposition formidable. Car au delà de la présentation chronologique de la vie de Lennon, très intéressante, qui permettait de comprendre son parcours, depuis son enfance, en passant par les Beatles, puis l’effrayante Beatlemania et enfin l’époque Yoko Ono, la grande partie consacrée à Yoko Ono, décriée par de nombreux visiteurs, permettait de mieux cerner le personnage, au delà de son parcours. Elle donnait une profondeur à John Lennon, permettait de comprendre la démarche, le but, l’état d’esprit.
    Alors ça ne m’a pas transformé en fan de John Lennon, et je ne me suis pas plongé dans son oeuvre solo (musicale ou autre) en long en large et en travers, mais ça m’a permis de découvrir un peu l’artiste que j’avais délaissé, et d’en ressortir content.

    Et un texte comme celui-là sur ce livre me donne envie de la lire, et de me plonger à nouveau dans John Lennon.

    Bon sinon c’est quand qu’il revient à Paris McCartney? Ca me manque!

  • Allez hop dans ma liste de Nowel ;)

  • [...] mention pour Ally, dont cet article m’avait donné envie de lire ce livre [...]

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QUI JE SUIS


Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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