Aujourd’hui commence la 7ème édition du festival international du clip musical : Protoclip.

On le sait, le clip est un outil de promotion pour la musique, mais c’est aussi une oeuvre. On se souvient des légendaires Thriller de Michael Jackson ou Libertine de Mylène Farmer. Les secteurs musicaux et audiovisuels sont rentrés en mutation, les clips ne sont plus uniquement diffusés à la télévision… En bref, l’économie du secteur est fragilisée.

C’est pour répondre à des problématiques de ce genre que des tables rondes sont organisées chaque année durant le festival Protoclip. L’année dernière, j’avais eu la chance d’y assister. Les thèmes abordés étaient techniques et pointus, les intervenants, des experts. J’avais appris beaucoup de choses, que j’ai envie de vous faire partager aujourd’hui.

• La loi Voisin en 1985 a été crée afin que les interprètes, producteurs audiovisuel et photographe touchent aussi des droits à la diffusion des clips. Avant, seulement les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique touchaient des droits.

• Même si les clips ont été crées à but promotionnel, les chaines télés payent pour pouvoir diffuser les clips selon des tarifs très variables et peu connus.

• M6 a été la première chaine de diffusion de clips en France. Aujourd’hui, une plage de seulement 20% des programmes est consacrée aux clips.

• Le comité de visionnage sélectionne les clips à diffuser selon les règles éthiques établies par le CSA, sans quoi la chaine risque une amende. Voilà pourquoi on assiste de plus en plus à la censure pour cause de violence, sexe, incitation à la consommation de drogues ou présence de marques… Les producteurs ne peuvent donc pas compter sur le placement produit, désormais autorisé, pour rentabiliser le format.

• Le clip doit également répondre aux normes techniques télévisuelles afin d’assurer une qualité à l’écran. Des restrictions qui peuvent varier selon les chaines, c’est pourquoi plusieurs versions d’un même clip existent parfois afin d’avoir plus de chance d’être diffusés.

• Les plateformes comme Myspace et Youtube ont permis à des groupes émergents d’exposer directement au public leurs vidéos faites maisons. Un bon moyen pour se faire remarquer, mais pas pour être diffusées en télé pour les raisons évoquées ci-dessus.

• Un clip censuré peut aujourd’hui être relayé aisément sur le web. Cette seule information suffit d’ailleurs souvent à garantir une grande visibilité, à condition que la maison de disque ne courre pas après les diffuseurs pour le supprimer pour des raisons de droits.

• Si le clip reste encore un très bon moyen de faire connaître un artiste, les budgets alloués deviennent moindre et la créativité s’en ressent. A l’heure où les sites à modèle participatif fleurissent, on est en droit de se demander si cela ne serait pas une solution pour financer ce média. Reste à savoir à quel point les internautes sont prêts à s’investir. Ce qui est sûr c’est que la télévision et internet joue un rôle complémentaire puisque les groupes qui ne bénéficient pas du soutien des labels ne peuvent prétendre à la même médiatisation.

A noter que le festival remet également le prix des internautes. Cette année j’ai voté pour le clip de Burning House de Lilt et N’importe Comment de Toxic Avenger et Orelsan. Résultats dans quelques jours !

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Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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