Il y a quelques semaines, j’avais rendez-vous avec Patxi à la Caravane, bar à l’ambiance particulièrement bien trouvée pour parler de son EP « Quitter la France« .

L’année dernière, Patxi est parti un mois en Argentine, revenant avec de nouvelles chansons et des images. Il en résultera cet EP à la rythmique efficace et des concerts nouvelle formule, baptisés Buenos Aires 1.11. Le sujet de l’interview était alors tout trouvé : le voyage.
Le soir, son label a organisé un petit showcase. Dans une ambiance intimiste, Patxi a interprété ses nouvelles chansons en acoustique. J’ai alors été saisie par ses qualités d’interprétation, d’autant plus flagrantes que les morceaux sont normalement très électro pop. Les chansons prenaient une autre dimension, plus émouvante.

Patxi travaille actuellement sur son troisième album. En attendant, voici ses réponses à mon interview.

Si tu ne devais garder qu’un seul souvenir de ton voyage à Buenos Aires, quel serait il ?

La vue de l’appartement que j’avais loué. Je passais par la fenêtre et j’étais sur un toit, j’avais alors vue sur toute la ville, c’était sublime. Je ne suis pas un lève tôt, mais là bas je me levais souvent à 5 ou 6 heures et je travaillais toute la matinée.

Pourquoi as-tu choisi d’aller à Buenos Aires ?

Beaucoup de basques ont quitté leur pays au début du siècle passé et ont rejoint l’Amérique Latine, surtout l’Argentine. J’avais déjà évoqué ce thème dans la chanson Le Début Du Siècle. Cela a eu une vraie influence dans la société argentine. Beaucoup de noms de rues sont des noms basques. Beaucoup de présidents argentins sont des descendants de basques. C’est l’une des plus grandes diaspora basque dans le monde.

Est-ce important pour toi de ramener des souvenirs, qu’ils soient matériels ou non ?

Matériel : pas vraiment. Je ramène surtout des photos et des images. C’est d’ailleurs ce qui nous a permis de faire le clip de Quitter la France. J’ai ramené quelques babioles et des cadeaux, mais je ne suis pas trop matérialiste pour ce genre de choses.

Tu savais que tu allais utiliser ces images à ton retour ?

Oui j’étais parti là bas avec mon appareil photo, mon téléphone et une caméra Flip que j’avais tout le temps sur moi. J’ai passé mes journées à filmer dès que je me baladais. J’ai ramené ces souvenirs là parce que je savais qu’on allait sans doute s’en servir, pour un clip ou ce projet de scène incluant des images en fond.

Tu as d’ailleurs eu le soutien de la SACEM ?

Chaque année, la SACEM parraine deux ou trois jeunes artistes. Ils m’ont choisi, on a échangé et je leur ai proposé ce projet là qui était en plus. Cela leur a plu, ils m’ont alors soutenu financièrement pour réaliser l’EP et préparer les concerts Buenos Aires 1.11 à Paris et à la Rochelle.

Tu fais souvent des vidéos ?

Non, mais c’est assez rigolo à faire. Après, je ne me verrai pas ici me balader ainsi. Je suis parti seul pendant un mois, peut être que le fait d’avoir une caméra crée un lien entre toi et l’autre. C’était une curiosité pour les gens, ils te demandent pourquoi tu es là et pourquoi tu fais ça.

Le voyage pour toi c’est : voir un ailleurs, un besoin de s’oxygéner et/ou prendre de la distance ?

C’est surtout prendre de la distance et perdre les repères. Se retrouver ailleurs et essayer de se créer de nouveaux repères là où on est. Je suis parti un mois en restant au même endroit, pour retrouver un quotidien : une vie normale mais ailleurs.
Cela regroupe tout ce que tu as dit : cela régénère. Tu gommes beaucoup de choses en très peu de temps. Tu te purifies très vite, surtout si tu pars seul.

Quel musique écoutes-tu dans le train ?

Cela dépend des moments. Je suis assez mono maniaque : quand j’écoute quelque chose, je l’écoute tout le temps. En ce moment, j’écoute Balthazar et Baxter Dury. Il y a aussi une chanson que j’adore : Boby par Loane avec ce refrain chanté par Christophe que je trouve sublimement beau.

Quel seras ton prochain voyage ? Le japon, peut être ?

Oui, depuis le temps que j’en parle, c’est censé être le prochain mais le réacteur en folie m’a un peu refroidi ! Je me sens proche de la culture japonaise que ce soit la gastronomie, la poésie, la petite taille (rires). J’aime bien le soin qu’ils portent à tout, la façon dont ils présentent les plats. J’aime la délicatesse qu’ils ont dans leur façon de parler, le respect. J’ai fait des arts martiaux plus jeune. C’est aussi lié à la culture, ce respect de l’autre et de soit, la compréhension du corps…

Tu parles de décalage horaire dans la chanson Buenos Aires ?

Quand je fais un voyage, c’est très important de ressentir ce décalage horaire là, pour justement perdre les repères. Cela veut dire que tu n’as plus tes potes au téléphone à 20h puisque chez toi c’est le matin… Tes habitudes sont bousculées. Le décalage horaire contribue.

Est ce que le voyage t’inspire pour écrire ?

Cela inspire forcément des choses différentes puisque tu te nourris de choses dont tu n’as pas l’habitude. En voyage, c’est une décision, une aventure. C’est aussi un état d’esprit. Quand tu es auteur, tu te mets dans des dispositions pour écrire.

Comment voyager en restant à Paris ?

Aller à l’Anahi peut être, c’est un restaurant argentin.

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3 Commentaires

  • Merci pour cette interview et ces jolies photos :-)

    Après l’EP, on attend avec impatience ce 3ème album!

  • Super, cette interview thématique !
    Et les photos sont très jolies.

  • t’as quand même interviewé Patxi waouh bien que je suis une inculte concernant sa musique !!

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Parisienne d’adoption. Passionnée par la photo, le web et les jeunes talents, je partage avec vous mes découvertes et inspirations.

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