L’Air de Rien retentit sur les ondes depuis quelques temps déjà et Margaux Avril était hier en première partie d’Alex Beaupain à l’Olympia. J’aime ses airs musicaux légers, sa voix, son style et son amour pour la photo. Le 22 avril sortait son nouvel EP « Lunatique » avant un premier album à paraître en Juin.
A cette occasion, j’avais envie de faire quelques clichés dans un diner pour une ambiance détendue et gourmande. Je rêvais d’une photo avec un milkshake, j’ai finalement opté pour le naturel en la laissant déguster son  jus de citron. Souvenirs d’une rencontre au Brooklyn Avenue Brooklyn Diner, lieu qu’elle affectionne particulièrement.

Parle-nous de Tristan Salvati avec qui l’aventure a commencé ?

On s’est rencontrés par des amis communs. Il faisait de la musique et m’a proposé de poser ma voix sur des maquettes. Il l’a trouvé intéressante et on a commencé à créer ce projet ensemble. On a mis les trois premières chansons sur Noomiz (Encore une Histoire, Oxygène et La Claque) et on s’est retrouvé premier de leur top. C’est de cette façon qu’on s’est fait repérer.
Tristan joue beaucoup d’instruments et est très mélomane. Je passais des après-midis entiers chez lui où on composait. Aujourd’hui, on se voit moins qu’avant car grâce au projet, il en a eu d’autres.

Tu joues des instruments ?

Oui, je joue du piano, mais pas encore sur scène.

Tu as fait pas mal de reprise, il y en a également une sur l’EP. Comment les choisis-tu ?

Ce sont des chansons que j’adore et qui font parties de mon patrimoine culturel. C’était l’occasion pour moi de les réinterpréter. Lisztomania de Phoenix a eu tellement de succès qu’on a eu envie de la réenregistrer et de l’offrir sur l’EP.

Pour ton album, tu as travaillé avec Alex Beaupain et Marc Lavoine. Peux-tu nous en dire plus sur ces collaborations ?

Je suis fan d’Alex Beaupain depuis « Les Chansons d’Amour« . Quand on a commencé à parler de l’album, mon directeur artistique m’a demandé avec qui je voulais idéalement travailler. J’ai de suite pensé à Alex Beaupain comme je suis admirative de son travail. Peu de temps après, mon directeur artistique m’a fait venir dans son bureau pour écouter une chanson : C’était la nuit. J’ai reconnu la voix et la plume d’Alex sans croire que c’était pour moi. On a ensuite réalisé ce morceau à notre manière avec Tristan.
Quand j’ai rencontré Alex pour l’écoute, il y a eu un vrai coup de coeur humain et artistique. Depuis, on a enregistré une version en duo et il m’a proposé de faire sa première partie à l’Olympia et j’ai accepté. C’est une jolie rencontre. Je crois que je n’en reviens toujours pas même si j’en parle de manière posée.

J’ai également proposé Marc Lavoine car il a des textes à double sens et des mélodies qui restent en tête. Il y a un coté nostalgique et lumineux dans ses chansons que j’essaye également d’avoir. On a enregistré ce titre, Toucher le Soleil, avec lui et le réalisateur de son dernier album Christophe Casanav. Il s’est montré très pédagogue quand j’ai fait mes voix. Il m’a beaucoup aidé à interpréter la chanson comme il l’avait imaginé. Il m’a donné des conseils, a été patient et à l’écoute. Ce fût un vrai moment d’échange et un peu hors du temps.

Peux-tu nous en dire plus sur le reste de l’album ?

L’écriture des chansons était très spontanée. Dès qu’on se posait trop de questions et que ce n’était pas une évidence, on laissait tomber. On a écrit les chansons assez vite. Ensuite, on a eu envie de prendre le temps de les peaufiner et de choisir les réalisateurs.
Tristan a eu une formation classique, il a fait le conservatoire, moi aussi d’ailleurs mais pas de la même façon. On a eu envie d’un côté orchestré avec des vents, des cuivres et des cordes, tout en donnant un côté pop avec des sonorités électro.
Il y a des morceaux plus sombres au niveau des textes comme Lunatique. On essaye d’avoir un décalage entre le texte et la mélodie. La plupart des morceaux parlent d’amour et je veux le faire de manière un peu différente de ce l’on peut entendre tous les jours, avec des doubles sens et du second degré.

Tu fais des études de photos. Comment interagis-tu avec les visuels du projet ?

C’était très difficile au début. Je n’avais jamais fait de musique en label auparavant. J’avais du mal à trouver ma place et oser dire les choses. Puis, petit à petit, tout s’est fait naturellement. Le label savait dès le départ j’avais cet oeil photographique et que je voulais participer aux visuels à long terme. Je ne fais pas encore les photos ni la réalisation de mes clips mais cela viendra un jour.
Pour les visuels de l’album, j’ai eu beaucoup d’échanges avec le photographe et le graphiste. Je suggère des idées avec des moodboard (ndlr : il y en a d’ailleurs sur son pinterest) et j’ai fait plusieurs sessions de travail avec le graphiste.

Comment cela s’est déroulé pour le clip de l’Air de Rien ? Il est très « photographique ».

Je n’avais pas envie d’un scénario et que je voulais un clip assez vivant et solaire. Il y a eu une petite narration mais  il était plus important d’avoir de jolies images qu’une histoire à raconter. Le réalisateur est photographe à l’origine. On a joué sur le fait que je fais de la photo comme je le revendique et on a fait attention à ne pas négliger l’image. Le résultat est un peu comme une image en mouvement ou une photo bougée.

Pour avoir ton diplôme, tu fais un mémoire. Peut-on savoir le sujet ?

Sur la musique ! Je dois présenter un mémoire écrit et un sous forme d’objet. Je souhaite faire un livre qui sera mis en page comme un journal de bord visuel de mon expérience avec quelques textes et anecdotes. J’ai envie de garder cet œil un peu naïf sur la musique. Je vois mes photos évoluées au fur et à mesure. Ce sera un documentaire intime de ma découverte de l’univers musical.

Tu as fait beaucoup de photos lors de ta promo. Préfères-tu poser ou être derrière l’objectif ?

J’aime de plus en plus. Au début, on ne sait pas trop comment ça se passe. Je n’avais pas trop l’habitude mais c’est toujours agréable d’avoir des photos de soit où on se trouve jolie. J’observe beaucoup comment une séance se passe, comment les photographes jouent avec la lumière ou le stylisme et à quel point cela peut être important. J’apprends beaucoup en étant sur le terrain. Je joue la mannequin, mais je prends des notes.

Tu es franco-américaine ?

Ma mère était américaine donc j’ai eu la double nationalité. J’ai la culture américaine : je suis très American food et cinéma américain. Une de mes soeurs vit à New York.

Un mot sur tes tatouages ?

Le dernier date de cet été. Il est fait maison : avec de l’encre de chine et une aiguille. Le premier tatouage que j’ai fait est la signature de ma mère. J’ai aussi c’est les initiales de mes sœurs et moi et enfin, une phrase qui veut dire ce que ca veut dire (ndlr : »Everything is worth it »).

Questionnaire girly parisienne

Un programme idéal pour une soirée entre filles ?
Quoiqu’il arrive dans une soirée idéale, il y a du popcorn dedans !
Un bon apéro en terrasse au soleil, suivi d’un resto genre American Food. On boit des mojitos, on rigole et après on sort.

La chanson à écouter le matin pour se mettre en forme pour la journée ?
Une de mes chansons préférée : Your Song de Billie Paul

Ta tenue fétiche ?
Boots, jean, tee-shirt.

La chanson de tes 15 ans ?
C’est forcément Céline Dion et une chanson du genre J’irai où tu iras.

L’oeuvre à envoyer à celui qui t’as fait souffrir ?
Un tableau de Soulages. Même si je trouve cela très beau, c’est noir.

Une gourmandise à partager entre amis ?
Un merveilleux du Pain Quotidien : du chocolat, de la meringue, c’est très bon. Il ne faut en manger qu’un, c’est pour cela que ça se partage !

Ton secret beauté ?
Boire de l’eau le matin, en clin d’œil à mes sœurs. Pour l’anecdote, cet été, dès que j’arrivais mes sœurs me charriaient sur cette question et on a convenu que je réponde ça à chaque interview.

Un coin sympa pour un rendez-vous galant ?
L’hiver, j’irai à la Compagnie des Vins Surnaturels dans le 6ème, c’est un lieu de dégustation de vins avec des tapas délicieuses. J’aime bien la déco, c’est très cosy. Pour l’été, j’irai aux jardins du musée Rodin.

Une promenade du dimanche ?
Le Jardin des Plantes.

Une expo à découvrir ?

L’exposition Dynamo au Grand Palais est très bien.

Un livre qui t’inspire ?
La Patience des Buffles sous la Pluie de David Thomas.

Une activité détente ?
Regarder des images.

Le film dont tu ne lasses pas les longues soirées d’hiver ?
N’importe quel Christopher Nolan : Memento, Inception, Batman… ou un Wes Anderson.

L’objet qui ne me quitte jamais ?
Mon téléphone parce qu’on peut tout faire avec : des photos, des mails…

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4 Commentaires

  • OOh merci pour cette interview…j’adore cette fille, elle a une très jolie voix.

  • très jolies photos en tout cas !

  • J’aime vraiment énormément Margaux Avril ! (et d’ailleurs j’écoutais en boucle « L’Air de Rien » jusqu’à il n’y a pas si longtemps ! J’aime beaucoup son naturel.
    Bref, encore un album à acheter en juin ^^’

  • Elle assure cette fille

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QUI JE SUIS


Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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