Luciole est une artiste que je suis depuis son premier album. J’avais été chez elle l’année dernière pour un Ce Que j’Aime Chez. L’occasion aussi de revenir sur son joli EP “Et en attendant…”. On avait évoqué à ce moment là l’idée de faire des photos ensemble sur l’attente. Nous les avons finalement réalisé récemment. J’ai hâte de vous les montrer ! En voici un premier avant goût avec cette photo.

Luciole

J’en ai profité pour prendre de ses nouvelles : elle travaille actuellement sur son nouvel album et offre chaque mois une reprise en vidéo avec un autre artiste, Attends-moi(s). Elle sera également sur scène ce mardi 29 avril aux Trois Baudets, et si vous ne l’avez jamais vu, je vous invite vivement à la découvrir : Luciole se métamorphose sur scène et ça a quelque chose de magique. J’en avais déjà parlé ici.

Je lui ai aussi posé cinq questions que je poserai désormais aux artistes que je rencontre. Je me suis aperçue que ce que j’aimais le plus dans les interviews, outre connaître le process de travail et mieux comprendre les oeuvres, c’était écouter les conseils et retours d’expériences. Comme ces phrases positives que je compile dans mon Tumblr. J’espère que ces réponses pourront vous inspirer, vous donner du courage ou vous donneront simplement envie d’en découvrir plus sur l’artiste. J’espère que ce nouveau format d’interview vous plaira.

Quel a été le déclic ?

Je fais de la musique depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. C’était mon activité extra-scolaire depuis l’âge de 5 ans, du piano et du chant. J’ai grandi dedans et fais des projets avec mon école de musique. J’ai aussi toujours aimé écrire. J’ai décidé de tenter ma chance dans l’art et de ne pas suivre le chemin d’études que je m’étais imaginée au moment du bac. J’ai fait un bac L théâtre à Rennes et j’ai eu d’excellentes notes au bac en théâtre. Le jury m’a dit qu’il serait dommage de ne pas continuer et m’a dit d’envisager le conservatoire. Cela a été un premier déclic. Je n’allais peut-être pas être instit comme je l’avais prévu. J’avais quelque chose à tenter.
Le vrai déclic pour l’écriture s’est fait au moment où j’ai découvert le slam, dans un atelier d’écriture au lycée. Cela a été comme une libération. C’était un format beaucoup plus ouvert, il n’y avait pas forcément de rimes ou de couplets et de refrains, c’était complétement éclaté. J’ai beaucoup plus écrit. Ces deux décisions là : écrire davantage via le slam et peut-être faire de la scène mon métier ont contribué ensuite au choix de faire un premier disque, de tout laisser tomber pour aller à Paris deux ans après. J’ai creusé mon trou dans ce milieu là qui n’était pas encore très développé à l’époque. Grand Corps Malade n’était pas encore connu. De fil en aiguille… il y a eu plusieurs déclics pour en arriver là.

Quelles sont tes pêches à l’inspiration ?

Absolument tout ce qu’il peut y avoir autour de moi. Cela peut être une saison, la météo, les personnes, mes proches en particulier et ce qu’ils peuvent traverser. Mon inspiration pour écrire une chanson part souvent d’une phrase qui me vient à l’esprit dans une situation. Souvent, je note cette image ou cette phrase poétique et je brode autour. Cela peut etre un livre que je lis, c’est vraiment le contour, le pourtour, les détours, le retour, tout ce qui a autour en fait.

Quels sont tes remèdes dans les moments down ?

Dans ces moments là, je vais faire un hammam. J’imagine que tout ce que je perds en eau sont les idées noires qui vont sortir de mes pores. Je vais gratter, frotter, gommer et quand je vais sortir, j’aurais fait peau neuve en dedans aussi. Cela marche bien. J’y vais en fin de journée, je rentre, je mange léger et je me mets en pyjama sous la couette avec une bonne série ou un disney. Quelque chose de léger qui va me changer les idées.
De toute façon, le remède implique souvent le pyjama et la couette (rires). Essayer de mettre l’esprit sur pause en faisant quelque chose qu’on a vraiment envie de faire : prendre un bain, regarder un film, essayer de se détendre. Passer à autre chose, même si c’est difficile. Se reposer en fait.

Quel est ton conseil pour les jeunes talents ?

Etre persévérant. Je crois qu’aujourd’hui dans la musique, certes, le talent paie, mais pas seulement. Si tu n’es pas persévérant et que tu ne t’accroches pas, tu peux vite perdre patience ou perdre pied. Si tu as vraiment envie de faire ça comme métier et que c’est ce que tu souhaites vraiment fort, il faut s’accrocher. C’est aussi un conseil que j’essaye d’appliquer.

Quelles sont tes motivations pour demain ?

Mener mon aventure à bien est ma principale motivation dans la vie de tous les jours. Je me sens capitaine de mon bateau. Le voyage est long mais j’espère voir la terre à un moment donné, même si sortir le disque n’est pas une fin en soit. Tout ce qui se passe autour pendant le cheminement est important, il se passe de belles escales et rencontres, il n’y a pas que des choses dures et l’impatience. Mais oui, ma motivation pour demain, c’est réussir à mener à bien ce projet qui me tient à coeur, que je porte depuis un moment et qui est sur le point de se dénouer.

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Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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