Hier soir, je suis allée voir Sophie Maurin, l’artiste que j’ai suivi cette année avec le Fair, pour une création concert unique à la Maison de la Poésie.

C’était surtout l’occasion de la voir sur scène pour la première fois. J’ai eu plaisir à réécouter ses chansons et à laisser voguer mon imaginaire sur ses nouveaux titres. Sophie était au piano accompagnée de son musicien au violoncelle. Une version minimaliste et intime, mais pas moins intense.

Il y a toujours un moment du set où le spectacle vrille et passe à l’émotion. C’était le cas hier soir, lorsque Sophie a introduit sur scène l’écrivain Jean-Baptiste Del Amo en nous expliquant sa collaboration ; d’abord elle l’accompagne en tant que musicienne lors d’une lecture, puis après un coup de coeur sur un de ses textes, il accepte de l’adapter pour elle en chanson. La rencontre de ces âmes créatives m’a émue, comme si la genèse de ce morceau avait été faite devant nous.

Un autre auteur de Sophie, Tristan Leroy était aussi mis à l’honneur, avec des inspirations littéraires communes. Il est venu lire un extrait de La Disparition de Perec en introduction à la chanson sans a écrite pour Sophie, qui a alors lâché le piano pour l’interpréter pleinement.

Le voyage en poésie a continué en parcourant l’enfance : l’Exercices de Style de Raymond Queneau m’a rappelé mes cours de Français, Jean-Baptiste Del Amo a partagé sa passion pour les insectes, cette nature qui nous émerveille tant et qu’on ne regarde parfois plus à l’âge adulte, les énumérations de Prévert et son Cortège mis en musique par Sophie.
Le Poisson d’Or a pris une tournure différente à la lueur des explications. Sophie Maurin tenait à chanter ce titre dont elle a écrit le texte, évoquant l’éventuelle réincarnation de son grand-père aventurier, avec lequel elle plongeait dans la mer Rouge à Djibouti, prêt d’une épave.

Tout se faisait écho ce soir, comme cette chemise noire transparente que Sophie portait, aux tâches dorées comme des écailles, ou encore comme l’extrait de l’Ecume des Jours décrivant le pianocktail, cité dans Ma Maison Désaccordée, non loin du Nénuphar.

Après plusieurs mois ponctuées de nos rencontres, entre l’interview, la séance photo que j’avais imaginée et son intérieur, hier soir, toutes les briques de l’univers de Sophie Maurin se sont imbriquées devant moi et ont pris vie. J’ai hâte de découvrir le nouvel épisode de son aventure, elle nous prépare un deuxième album, avec ce titre Origami qui laisse déjà rêveur, résonnant pas loin du précédent Ciseaux.

Sophie Maurin
“Assise en tailleur”

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1 Commentaire

  • Quelle chance d’assister à ce concert littéraire ! J’ai vu Sophie Maurin en concert lors d’un festival, j’avais adoré ! Vivement le prochain album !

    Estelle
    lamodeestunjeu.fr

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Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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