Je me suis fixée comme objectif de faire au moins un grand et un petit voyage par an. Cette année, je ne sais pas si j’honorerai mon souhait de grand voyage mais qu’importe. En seulement quatre mois et sans m’en apercevoir, j’ai déjà visité trois régions que je n’avais jamais visité avant : Berlin, Budapest et Malte.


Souvenir de Nara au Japon. En temps normal, je ne touche pas les animaux sauvages, mais là je me suis dit… « C’est pas tous les jours qu’on est au Japon ».

Parfois quand je dis que je voyage, je me heurte à des réactions un peu désagréables ; du genre, « t’as les moyens ». En vérité, je n’ai pas les même priorités que d’autres. J’achète peu de choses matérielles et je préfère privilégier l’expérience. Et quand bien même… Il existe aussi plein de façons différentes de voyager plus ou moins coûteuses : auberge de jeunesse, couchsurfing, rendre visite à des amis sur place, moyens de transports locaux, sauter sur les promotions… Je vous invite à lire les articles d’Antoine et de JuliaChou sur le sujet. Tout est une question de choix… et de priorités. Je sais que pour moi, c’est devenu une nécessité. Partir, même pas très loin, pour sortir du quotidien, pour voir qu’un ailleurs est possible, pour se cultiver et s’ouvrir au monde.

Déconnecter et me recentrer

Voyager permet de faire une pause dans le quotidien. Dans la vie de tous les jours, on est souvent pris par la routine, nos 1001 activités et on n’a pas forcément ne prend pas le temps de se poser. J’avais essayé le yoga, et j’avais beaucoup aimé. Puis, j’ai arrêté : trop cher, trop loin, pas le temps… Mais l’envie de reprendre a toujours été là. Puis, comme certaines blogueuses, Juliette et Lisa, j’ai commencé à utiliser l’application de méditation Headspace. La formule est séduisante : 10 minutes à caser dans sa journée, n’importe où, pour méditer, aka exercices de concentration et respiration. L’air de rien cela fait deux mois que je le fais et cela fait vraiment du bien. Prendre 10 petites minutes pour soi, chaque jour, permet de mieux se connecter avec ses émotions, mieux aborder sa journée et être mieux avec son entourage.
En voyage, c’est différent, on perd ses repères. Tout est nouveau, on découvre et on a moins de mal à être dans le moment présent. Bien loin de nos préoccupations habituelles, on déconnecte et on s’émerveille de tout.


Souvenir de Milos en Grèce. Moment improbable où le capitaine du bateau m’a mis sa casquette et m’a fait prendre la pause. 

Relativiser

Partir pour mieux revenir, des souvenirs plein la tête et voir qu’un ailleurs est possible. Au delà de nos fonctionnements, j’aime voir qu’il existe autre chose, radicalement différent ou non. Savoir que cela existe me rassure toujours, cela ouvre le champ des possibles. Chose qu’on ne se rend pas toujours compte quand on a la tête dans le guidon. Certains “industrialisent” leur appart en airbnb pour en tirer une vraie source de revenus, d’autres aiment travailler dans le tourisme puisque cela leur permet de vivre de leur passion et au grand air toute l’année… Du coup, quand je reviens, tout me paraît moins dur. Parce qu’au final, ce quotidien, c’est moi qui l’ait choisit. Et si un jour il ne me convient plus, il ne tient qu’à moi d’aller voir ailleurs si j’y suis.

Un extrait que j’aime beaucoup sur le fait qu’on a toujours le choix dans L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle :

« - Très bien, je suis d’accord avec tout ça dans l’absolu, mais en pratique ce n’est pas toujours possible de faire ce que l’on souhaite faire.
– On a toujours le choix.
– Non, si je ne faisais que ce qui est en accord avec moi-même, je risquerais de perdre mon boulot…
– Vous avez donc le choix de garder ou de perdre cet emploi.
– Mais je prendrais dans ce cas le risque d’en trouver un moins bien rémunéré. Je ne pourrais plus payer mon loyer !
– Vous auriez alors le choix de conserver cet appartement ou d’en prendre un moins cher, peut-être plus éloigné de de votre travail.
– Ma famille et mes amis seraient déçus si je m’éloignais.
– Alors, vous auriez le choix au de les satisfaire ou de les décevoir.
– Vu comme ça…
– C’est juste pour vous dire que le choix vous appartient. A certains moments, dans la vie, on n’a pas forcément beaucoup de choix, et ceux-ci sont peut-être douloureux, mais ils existent et, au final, c’est vous qui déterminez ce que vous vivez : vous avez toujours le choix, et c’est bien de garder à l’esprit cette idée.
– J’ai parfois l’impression que ce sont les autres qui choisissent pour moi.
– Alors, c’est que vous choisissez de les laisser décider pour vous.
– Je trouve quand même qu’il y a des gens qui disposent de plus de choix que d’autres.
– Plus on évolue dans la vie, plus on se débarasse des croyances qui nous limitent, et plus on a de choix. Et le choix, c’est la liberté. »

Nourrir ma curiosité

Voyager me permet aussi de découvrir des cultures, des gens, des histoires. J’aime les échanges, les rencontres, voir les choses. C’est ce qui me donne envie d’approfondir un sujet, d’en connaître plus sur un pays. J’aime scruter les petits détails, les différences de signalétiques ou d’usages avec chez nous. Je dévore aussi la rubrique cuisine du Guide du Routard. Je fais la liste des spécialités du pays que j’aimerais goûter et zou, c’est parti. J’en ressors toujours un peu grandie, pleine d’inspirations et de photos.

Et vous, comment abordez vous le voyage ? Qu’est ce qui vous fait vibrer ?

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3 Commentaires

  • C’est marrant que tu abordes le côté « chance » du voyageur dans ton article car Boulet dans un registre complètement différent a aussi publié une note aujourd’hui sur ce concept de « chance relative » qui rejoint ton point.
    Oui on a de la chance de pouvoir voyager par rapport à des personnes qui n’ont pas de travail, qui n’ont pas pu/su faire des études les amenant vers des boulots mieux payés, qui n’ont pas grandi dans un milieu ou un pays leur permettant d’accéder à cette richesse qui reste quand même le nerf de la guerre pour pouvoir voyager. Certes on peut réduire les coûts d’un voyage de par la distance, l’hébergement, le transport, etc. mais cela reste un luxe de pouvoir s’arrêter de travailler/gagner de l’argent pour s’évader.
    Par contre le « t’as de la chance de voyager » vient rarement de ces personnes mais plutôt d’un entourage de même niveau social et je te rejoins sur le fait que ce n’est pas qu’une chance mais aussi un objectif et un « effort » (tout est relatif on ne meurt pas de faim). J’ai eu la chance (parce que ça reste une chance) de partir en voyage en Nouvelle-Zélande… mais on a économisé pendant 2 ans avant de pouvoir s’offrir ce voyage, sans autres vacances. Oui j’ai beaucoup voyagé on n’est pas propriétaire, on n’a pas d’enfants, on n’a pas d’économies pour des projets à venir, etc. Et quand je vois que certaines de ces même personnes qui t’envient de partir sont les premières à s’écrier « Oh mais moi je ne pourrais jamais dormir dans une tente, y’a pas de place, de confort, de douche privée, etc. »… bah oui mais c’est 10€/nuit pour 2, ça joue aussi. Oui j’ai voyagé mais je fais du camping, j’ai dormi la nuit dans des bus/ferry pour économiser le prix d’un hébergement pour la nuit, etc. Donc c’est une chance de pouvoir voyager mais c’est aussi une chance à se créer et s’offrir, ce n’est pas quelque chose qui tombe tout cru en passant 2 minutes sur opodo (sauf moyens démesurés :P ).

    Sinon pour en revenir au sujet principal je trouve que tu as bien résumé l’intérêt du voyage dans tes titres : déconnecter et découvrir. Et pas besoin d’aller loin pour vivre cela même si l’éloignement permet de trouver des modes de vie complètement différents et d’ajouter une perspective au voyage. Rien que passer une nuit à l’hôtel dans sa propre ville et « jouer » au touriste pour un weekend permet de voir sa ville sous un autre jour et de l’apprécier différemment. Une semaine de camping à se lever et se coucher avec le soleil et vivre au jour le jour sans frigo ou micro-onde permet de déconnecter du quotidien de manière salutaire. Et pouvoir partir découvrir d’autres pays, d’autres coutumes/habitudes, d’autres modes de vie permet de s’enrichir humainement tant par le contact et l’échange avec l’autre que par le recul qu’on peut prendre par rapport à sa propre situation/vie. Le voyage c’est la vie :)
    Ah puis un truc que j’adore quand je prévois un voyage c’est la préparation, découvrir ce qu’il y a à voir dans le guide, à manger aussi et saliver d’avance, planifier assez pour ne rien rater mais pas trop pour se laisser des surprises et des changements de programme, prévoir les achats avant de partir, l’excitation du voyage commence avant de partir!

  • Superbe article Ally je m’y retrouve complètement.

    Lorsque j’étais enfant mes parents m’ont filé le virus du voyage et depuis je les enchaine (les voyages, pas mes parents..)
    Je ne savais pas que tu avais visité Nara ! J’en garde un super souvenir également.

  • @nannig : Merci d’avoir pris le temps de commenter et merci de me suivre depuis tant d’années :) Pour la chance, c’est aussi un sujet qui me tient effectivement à coeur. En général, on a rien sans rien et rien n’arrive par hasard… Comme le rappelle cet article de Ploum : https://ploum.net/les-opportunites-viennent-toujours-par-deux/
    Pour le voyage, comme pour le reste, je trouve qu’on ne devrait justement pas à avoir se justifier. On devrait plutôt se réjouir des projets des autres et apprendre de leurs expériences. Mais bon… l’être humain est ainsi fait.
    Quant à la préparation, tu as raison, cela fait parti du voyage. Qu’on le préparer longuement à l’avance ou qu’on se laisse de l’imprévu, cela dépend des gens :) Certains préfèrent d’ailleurs se laisser porter dans des voyages organisés. Encore des histoires de choix, de moyens et de préférences ;) C’est sûr que cela prend plus de temps et d’énergie quand on organise tout soit même.

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QUI JE SUIS


Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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