C’est fou comme les bilans peuvent être bénéfiques parfois. Au boulot, je me suis investie à fond dans mon nouveau poste, proposant toujours plus et en ayant toujours l’impression de ne jamais faire assez. C’est finalement en prenant du recul sur l’année écoulée et tout ce que j’avais réalisé, que j’ai pris conscience de tout le travail abattu. Je peux être fière de tout ce que j’ai mis en place et de toutes les propositions que j’ai faites. Pour l’année 2015, j’ai l’impression que c’est un peu pareil. J’ai vécu à 1000 à l’heure tout en remettant tout en question, sans avoir eu l’impression de construire… Pourtant, quand je me retourne sur cette année, je vois que le voyage n’a pas été vain et qu’il pose, je l’espère, de bonnes bases pour 2016.


Photo prise en 2015 à Sintra, près de Lisbonne 

L’année a commencé fort avec le 7 janvier. Ça a été une gifle pour nous tous. Parfois j’ai l’impression que les gens découvrent qu’on peut mourir demain quand moi j’ai intégré que la mort était une épée de Damoclès à l’âge de 19 ans. Cela a forgé chez moi une impatience accrue pour certaines choses, la volonté de vivre à fond, de profiter de chaque instant et de dire aux gens que je les aime. Bien sûr ce n’est pas toujours simple, il faut aussi déjouer ses angoisses, mais l’une des règles est de savoir qu’on a toujours le choix, grâce à quoi on peut décider des compromis ou de partir vivre de nouvelles aventures.

Vivre des expériences

Conformément à ma politique de vie, cette année, j’ai plus vécu des expériences que fait d’achats. J’ai fait plein de choses que je n’avais jamais fait auparavant : je suis allée à Berlin, Malte, Budapest, Cancale et Lisbonne. J’ai fait du cheval au bord de la mer, j’en rêvais depuis des lustres. J’ai d’ailleurs bien envie de faire une liste de toutes ces petites envies pour y piocher à loisir quand j’ai besoin d’inspiration. J’ai passé quelques jours dans un monastère (long story). J’ai fait du patin à glace le premier janvier. Je m’en suis plutôt pas mal sortie compte tenu que je déteste ça ! J’ai entretenu mon tie and dye capillaire rouge et fait pousser mes cheveux pendant un an. Je les ai fait un peu couper en fin d’année car c’est plus pratique. J’ai donc abandonné momentanément mes cheveux rouges, mais il n’est pas impossible que j’y revienne. Je suis aussi allée manger dans un restaurant gastronomique à Paris, c’était une sacrée expérience : j’ai découvert plein de saveurs, j’avais l’impression de manger sur une autre planète ! Je suis allée au Salon du Chocolat pour la première fois. J’ai pu enfin aller à la Nuit Blanche. Après des bains à Budapest et à Saint Malo, j’ai commencé à apprécier la piscine à ma plus grande surprise puisque jusqu’à présent c’était resté un mauvais souvenir des années collège. Et c’est comme cela que je me suis retrouvée à la piscine à Paris. J’ai aussi mangé mon premier fallafel rue des rosiers le 31 décembre (après 8 ans passés dans la capitale, comme quoi tout arrive). J’ai donné à manger à des marmottes, je me suis promenée au milieu de vaches en liberté (oui la folie). J’ai fait fi de ma “peur” du taxi pour faire un tour en 2CV à Paris (je suis montée devant quand même !) et ça reste un très bon souvenir. Niveau rencontres, blog et boulot, je n’ai pas été en reste : j’ai parlé de mes photos en public, j’ai animé un atelier de community management à des étudiants et assuré un speed meeting de conseils à des musiciens. Ma pugnacité a été récompensée : j’ai dansé avec Alizée et fait enfin signé un de mes albums préférés à Mélanie Laurent. Le moi de 2010, qui n’avait pas pu les interviewer alors que j’étais journaliste, est sacrément heureuse de ces moments qui resteront dans les meilleurs de 2015. J’ai appris les bénéfices de la méditation, fait plein de soupes maison et je me suis déguisée en préservatifs aux Solidays.

Continuer la photo

Si j’ai commencé l’année 2015 sur les chapeaux de roues avec des belles rencontres. Certaines opportunités ne me convenaient pas ou sont tout simplement tombées à l’eau. J’ai présenté mes photos pendant Meet the Talents, des soirées plutôt agréables où des artistes se réunissent pour parler de leurs inspirations, processus de création et difficultés sans langue de bois. J’ai pu discuter avec une photographe que j’avais contactée suite à sa découverte chez mon coiffeur, ainsi qu’avec la talentueuse Pauline Darley. C’est aussi comme cela que j’apprends le plus, en discutant et en échangeant sur les expériences. Je me suis aperçue durant cette soirée que le projet Ce que j’aime chez intriguait toujours autant. Je me suis alors dit qu’il faudrait que j’aille au bout : contacter quelques célébrités, afin de réaliser une exposition ou un livre comme c’était le but au départ. Mais aujourd’hui, j’ai de plus en plus de mal à soutenir ce projet qui encourage l’avoir plutôt que l’être alors je suis partagée entre lui donner un point final et consacrer mon énergie à autre chose. Même si j’adore toujours autant être une petite souris qui met en avant les goûts des gens.

J’ai aussi un peu mis de côté la photo quelques temps, en faisant pourtant quelques portraits d’amies, des reportages photos pour le boulot, des portraits avortés de musiciens ou beaucoup de photos de voyages que je n’ai pas publiées. Il était parfois difficile de concilier l’énergie d’organiser certaines séances photos, de travailler sur les retouches et publications et ma vie (boulot, remises en questions, etc). Je me suis donc désengagée à regret de certaines propositions. Cela m’a permis de réaliser que je ne mettais pas assez certaines choses en avant sur le blog. J’espère que cela changera à l’avenir, ce n’est qu’une question d’organisation. (et de nuits blanches ?).

Et puis, parfois il ne faut pas forcer les choses puisqu’en Novembre les choses ont repris naturellement… J’ai été partenaire au Salon de la Photo et je suis tombée par hasard sur l’expo la Quatrième Image. De belles découvertes que je n’ai pas eu le coeur de retranscrire suite aux évènements tragiques qui ont eu lieu le même mois. J’ai aussi repris la collaboration avec Sarah en réalisant régulièrement des Streets Styles pour son blog. On a trouvé une formule qui ne nous prend pas trop de temps et qui allie pratique et plaisir.
J’ai enfin commencé à travailler sur la version responsive de mon blog pour qu’il soit plus agréable à lire pour vous et mette mieux en avant les photos ! J’y pense depuis tellement longtemps, j’ai hâte, mais il faudra encore un peu de patience…


Photo par @Kreestal

Des remises en questions

Sans le vouloir, ça a été le gros fil rouge de cette année ! Tous les domaines y sont passés : sentimental, professionnel, amical, religieux… J’ai surtout essayé de m’écouter, mieux comprendre mes attentes et mes envies pour mieux les suivre, apprivoiser mes peurs et mes angoisses. Le très chouette livre de Elle Luna exprime d’ailleurs très bien cela, que tant qu’on ne réalise pas qu’on est dans une “prison”, on ne peut en sortir… Finalement, tout s’est résolu assez simplement en étant attentive à ce que je ressens. Cela a été la plus grande leçon de l’année : écouter ses sentiments et les accepter. Il est important d’être bien avec soi-même et de prendre des « rendez-vous avec l’artiste », comme le dit le livre de Julia Cameron, que ce soit en méditant, en écrivant des pages chaque matin ou en faisant des sorties seule. J’ai pu enfin retrouver un peu la quiétude que j’avais ressenti lors de mon séjour à Copenhague, essayant de lever le pied sur la pression extérieure, en m’accordant plus de repos et en étant à l’écoute de mes intuitions.

Une des choses qui m’a aidé également cette année est de savoir que ce que l’on ressent à un instant t l’est aussi par quelqu’un d’autre dans le monde. C’est quelque chose que l’application de méditation Headspace souligne.J’ai eu l’occasion de l’expérimenter en tombant nez à nez avec quelqu’un qui avait une expérience de vie semblable à la mienne. Cette rencontre était irréelle, unique et bénéfique. C’était assez inattendu, très fort et rapide. Peut-être qu’un jour je la raconterai.

Pendant certaines nuits d’insomnie, j’ai lu Psychologies.com pour mieux comprendre mon humanité et j’ai aussi trouvé écho dans certaines personnes, cela m’a fait beaucoup de bien. Je me suis simplement donné le droit de parler de certaines choses à certains moments parce que je le sentais, j’ai parfois fait fi des conventions. Je me suis écoutée et j’ai eu de belles surprises. Je me suis rapprochée de certaines personnes qui avaient la même sensibilité ou approche de la vie. J’ai aussi essayé de dire plus souvent quand les choses ne n’allaient pas. Et j’ai par dessus tout continuer à aimer les gens… Proposant certaines choses à des personnes que je vois peu mais dont je savais qu’ils apprécieraient réellement ce que je leur proposais. J’ai parfois eu la chance d’avoir la même chose « en retour » de la part d’autres personnes.

Quand je me reviens sur cette année, je me dis que j’ai lâché prise, pris confiance, j’ai profité, tout en ayant toujours un petit objectif en tête que je n’ai pas complètement réalisé. Aujourd’hui, j’aimerais continuer sur cette lancée, tout en essayant d’aligner un peu plus ma vie professionnelle et extra-professionnelle. J’aimerais aussi peut-être déménager à Paris ou ailleurs, le temps d’une expérience à l’étranger. Voilà c’est dit. On verra où, ou vers quoi, m’emmènera 2016. Je me suis longtemps focalisée sur la destination mais depuis peu, j’apprends à profiter du voyage.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une très belle année 2016, avec la sérénité intérieure, et surtout extérieure… La santé pour vous et vos proches, une année créative et culturelle, pleine de petits et grands bonheurs.

Et comme je suis curieuse, je me permets de vous demander, et vous, quelles sont vos aspirations pour 2016 ?

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2 Commentaires

  • Et pour ma part les aspirations pour 2016 sont clairement dans l’avoir puisque l’objectif c’est d’avoir notre maison à nous :D

  • « ce projet qui encourage l’avoir plutôt que l’être »
    Hmmm… je vois ce que tu veux dire mais je ne suis pas vraiment d’accord.
    C’est vrai que l’avoir est présent et au centre de la photo de par les bibelots, la déco, etc. les objets que tu photographie. S’il n’y a pas d’avoir il n’y a pas de photo et donc pas de projet.
    Mais il y aussi de l’être par l’humain que tu apportes à ces photos via ton point de vue, ta démarche. C’est toi qui choisi ce que tu photographie (et comment) par rapport à ton ressenti, tes coups de cœur, et par rapport aussi à la façon dont ces objets ont été « mis en scène » par leur propriétaire. Un même objet disposé différemment ou dans un autre endroit n’aurait pas forcément été pris en photo. On va donc au delà du simple objet, on est dans un contexte humain.
    Alors il y a certes un côté « idées sympa de déco pour chez soi » et donc de l’avoir, mais il y a aussi de l’être par l’émotion qui se dégage des photos via les tableaux que tu dresses, et c’est tout l’intérêt pour moi du projet.

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QUI JE SUIS


Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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