Articles de "Inspirations culturelles"

Je craque autant en voyant Ashton Kutcher jouer les débiles que devant le sourire émail diamant de Natalie Portman. Autant dire que j’avais envie de voir Sex Friends (No Strings Attached en VO) qui réunit les deux acteurs. Le film sortant le 16 Février, jour de mon anniversaire, je me disais que c’était un signe… ou du moins, le présage d’une bonne soirée girly ! Mon programme était donc bien établi… mais c’était sans compter l’invitation de la Wifilles (merci Foley au passage) qui m’a permis de voir le film 8 jours avant tout le monde. La soirée réservait plein de surprises agréables, toutes plus parfaites les unes que les autres. J’avais l’impression d’une soirée pré-anniversaire.
Je m’explique…

Le lieu.

La projection se déroulait dans la même salle qu’une avant première de L’Age d’Homme avec Romain Duris organisée par Myspace en 2007. Tout le monde sait (si vous ne savez pas, cela sera fait ! ) à quel point je porte Myspace dans mon coeur. Une sorte de revival.

Le film.

Première surprise de taille, le réalisateur Ivan Reitman était là pour nous présenter le film. Nous pourrons désormais dire que nous avons vu Ashton et Natalie par procuration, ou plutôt que nous avons rencontré le réalisateur de S.O.S Fantômes, car oui, c’est lui qui se cache derrière ce film cultissime. Il n’avait pas été derrière une caméra depuis 16 ans, se consacrant à la production depuis. Si vous faites attention, dans les premières scènes du film, il y a un réalisateur (à la fin de la scène des cheerleaders) et bien, c’est lui. Car oui, il y a des cheerleaders, ce qui a attiré d’emblée ma sympathie pour le film. Bon ok, vous me direz que je n’étais déjà pas objective… Mais le film en lui même est une vraie comédie sentimentale. On rit, on a envie qu’ils finissent ensemble, on se met à rêver à celui qui nous offrira une mixtape version CD, on est étonné de voir que le méchant dans l’histoire ce n’est pas le mec mais la fille, contrairement à ce que laissait présager le début du film, on s’attache aux personnages, on rit des caricatures, on rêve un peu trop… mais on aime ca !
Bonus pour la présence de Lake Bell qui joue dans How to Make It in America.

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La première fois qu’on m’a parlé de John Lennon, j’étais en primaire. Ma copine Marion m’avait affirmé que les Beatles était le meilleur groupe de tous les temps et elle ne jurait que par John Lennon. Je dois bien l’admettre, je ne savais pas qui c’était à l’époque. Alors je suis rentrée à la maison, en demandant plus d’informations à ma mère qui me sortit tous les vyniles. J’ai écouté rapidement en décidant que « Yellow Submarine » serait ma préférée, dans le cas où on me poserait la question. J’ai ensuite regardé la pochette et j’ai demandé « C’est lui John Lennon ? » « Non c’est Paul Mc Cartney » me répondit ma mère. Tant pis, cela serait mon favori, pour faire genre. Car il faut bien l’avouer à cet âge là, les Beatles, c’était un peu ma cigarette, ils me donnaient une contenance et me permettaient de montrer que moi aussi j’étais dans le coup.

Depuis je les ai entendu et ré-entendu. On connait ses classiques, sans pour autant réellement connaître leur histoire et leur vie. Le premier qui m’a vraiment donné envie de me pencher sur la question, c’est Cosmobrown. Pendant l’interview, il m’a dit qu’ils avaient vraiment révolutionnés la musique et qu’ils méritaient une écoute attentive. Une conférence de David Foenkinos a suivi où il parlait de son nouveau livre : Lennon. Plusieurs mois passés à se documenter et écrire le récit de sa vie à travers une psychothérapie imaginée de Lennon où celui-ci reviendrait sur sa vie en passant par l’enfance, ses débuts, le succès, ses amours, ses doutes… sans rien omettre du bon et du mauvais de sa personne. Bien sur cette interprétation est propre à l’auteur et romancée. Mais quand on est fan de David Foenkinos comme moi, cela permet d’allier plaisir et découverte.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre, mais j’aurai du avoir confiance les yeux fermées en la plume de Foenkinos. Elle m’a emmené loin très loin, au recoin d’une vie, loin de l’image médiatique de Lennon. C’était génial de le découvrir sous ce regard et apprendre ses débuts. Trop souvent quand un artiste est connu, on a l’impression que cela arrive du jour au lendemain, pourtant rien ne se fait en un jour… On le voit entrer dans cette folie médiatique petit à petit et on comprend mieux son rapport perturbé à sa famille et les femmes. Au delà du mythe, on découvre surtout un homme tout simplement, avec son lot de défauts et qualités.

Voici une citation :
Les années ont la perfidie d’embellir ce qui était noir.On peut facilement se faire avoir par un souvenir.Je me sens fort pour résister, mais je peux rester des journées entières à fumer, à tourner en rond, et je me dis qu’il suffirait d’un rien pour que je saute par la fenêtre. on peut très bien éprouver, au coeur d’un bonheur immense, des pulsions suicidaires.

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La bonne annonce m’a de suite séduite. Qui ne s’est jamais demandé pourquoi il n’était pas bien dans sa vie alors qu’en apparence il avait tout pour être heureux. C’est un peu le cas de Liz l’héroïne du film. C’est à Bali que tout commence : un guérisseur va lui prédire des changements dans sa vie, qu’elle décidera finalement de suivre par la force des choses. S’en suit remises en questions, la découverte de soit, la redécouverte des petits plaisirs… Une quête spirituelle et de la compréhension des événements de nos vies.
Un très beau film : émouvant, drôle, amenant à la réflexion, tout ce que j’aime. Superbement réalisé, Julia Roberts excelle dans la retranscription des émotions.

Si vous avez lu l’excellent livre « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle, le scénario vous rappellera sans doute quelque chose. On y retrouve certains grands principes comme le renoncement de l’argent pour être heureux. (et oui selon les deux auteurs ils sembleraient que l’argent ne fasse pas le bonheur)
Les deux œuvres se complètent donc bien. Ce sont de bons guides de vie à toute personne qui aurait envie de réfléchir sur elle et de trouver réponses à ses questions. (oui j’ai pas travaillé à Psychologies pour rien…)

Comme on se refait pas, j’ai aussi constaté des détails graphiques dans le film. Voire plutôt vestimentaires. Julia Roberts porte beaucoup de vert dans le film, ce qui va bien avec sa chevelure. C’est aussi dans des moments importants : le mariage indien, la soirée à Bali…

En général je repère toujours un vêtement ou un objet dans les films que je convoite, sauf que cette fois, c’est une robe Sessun que j’avais repéré l’année dernière que j’ai vu sur Julia Roberts à ma plus grande joie ! (je n’arrive pas à trouver de capture du dit moment)

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Ce week-end, je suis allée à la rétrospective d’Yves Saint Laurent au Petit Palais. L’expo dure encore jusqu’au 29 août pour les retardataires.
J’ai découvert l’univers de cet homme qui m’était jusque là presqu’inconnu. Petit, il disait qu’un jour ses initiales seraient écrites sur les Champs-Élysées… et il y est arrivé ! Un jour, j’ai entendu quelqu’un dire que ce n’est pas forcément les plus talentueux qui réussissent mais les plus obstinés, il faut croire que dans son cas, c’était les deux.
J’ai été surprise de voir qu’il avait démocratisé le pantalon. Cela nous parait une chose tellement naturelle aujourd’hui…La salle que j’ai préférée est le Choc des Couleurs avec des centaines de bouts de tissus colorés épinglés au mur et ses robes voluptueuses accrochées par des fils, volants dans les airs, me rappelant Cendrillon ou les nymphes. D’ailleurs ce n’est pas la seule chose auquel j’ai pensé pendant cette visite… De salles en salles, des références me venaient à l’esprit…

D’abord cette célèbre photo d’Yves Saint Laurent réalisée pour promouvoir son parfum L’Homme, m’a rappelé la photo de Beigbeder pour les Galeries Lafayettes… hasard ou hommage ?

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Finalement il s’agit de Nos séparations. Je me suis retrouvée là au Virgin après une énième altercation au téléphone bien décidée à ne pas gâcher ma soirée et me faire plaisir. Je saisis alors l’opportunité d’acheter un livre de David Foenkinos d’abord parce que j’ai l’envie de le lire, après avoir adoré ses chroniques dans Psychologies, et aussi parce que je lui ai promis à demi mot. Je n’ai trouvé que deux de ses livres : Le Potentiel Erotique de Ma Femme et Nos Séparations. Le sort a décidé pour moi. Je suis repartie avec les deux livres mais c’est le résumé en quatrième de couv qui m’a poussé à commencer par Nos Séparations. J’ai eu l’idée il y a quelques temps d’écrire sur le pouvoir que les rencontres ont sur nos vies : comment la simple parole d’un inconnu peut nous aider à prendre une décision ou nous réconforter au plus profond de notre être. C’est pour cette raison que le résumé au dos du livre m’a autant parlé.

Me voilà assise dans le train, prête à entamer la première page… Je suis d’abord fascinée par la couverture : j’ai dans les mains le fruit du travail d’un auteur que je connais sans connaitre. Un peu émue avec l’interrogation de ce que je vais trouver dans ces pages. Je suis vite rassurée : je me reconnais dans la relation d’ Alice et Fritz. Quelques phrases résonnent aussi en moi comme le fait de rassurer les autres rationnellement sur nos choix même s’ils ne le sont pas, histoire d’être tranquille. Je me met à vivre au rythme de leur histoire : haïssant Fritz d’avoir une maitresse, me demandant comment l’auteur a pu avoir eu l’idée de cette histoire, s’il s’est inspiré de sa propre vie et s’il faut vivre 6000 vies pour écrire un roman.

Très vite j’oublie l’auteur pour ne plus être pendue aux mots qui révèlent l’histoire de Fritz. Je souris parfois à des situations, je suis interloquée par d’autres et je pleure aussi. J’adore la poésie de l’histoire avec Iris, l’explication d’un titre et je pleure la disparition de xx. Le plus étrange est que xx est le seul que j’image comme une personne que j’ai déjà rencontré. J’ignore comment ni pourquoi, physiquement je l’imagine ainsi. Les autres personnages sont plus vagues et évanescents.

J’arrive à la fin du livre émue. Un peu bouleversée aussi. Je me suis identifiée à des passages mais ceci est leur histoire. J’ai envie de partager mes sentiments à qui j’ai pensé au début du roman et à la page 170. J’ai envie d’envoyer des messages et leur raconter. J’ai aussi envie de garder la primeur de ses sentiments rien qu’un peu. Comme après un bon film où on hésite entre le silence ou l’échange des ressentis. Finalement, avant de dire quoique ce soit à quiconque, je décide d’abord d’écrire un mail à son auteur. Après cela j’irai prêcher la bonne parole. Ce que j’aime au fond dans ce roman, c’est qu’il y a comme un espoir sur les choix qu’on fait dans nos vies.

Me reste un livre à lire avant de me demander comment je vais me procurer les autres, surtout Qui se souvient de David Foenkinos? dont le titre m’intrigue beaucoup. Et puis je me demande si moi aussi je devrai pas écrire des histoires…

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Non non.. ce n’est pas le nouveau nom de Prince, mais mon coup de coeur pour une galerie nommée ainsi. C’est en me baladant dans le Marais, que je suis tombée nez à nez sur sa vitrine présentant des oeuvres colorées, citadines et originales…

Magique Eiffel de KALY (Cliquez pour voir l’intégralité de l’oeuvre)

Jardin des Tuileries de DGANIT

Liberty de DGANIT

Big Apple de KRACOV

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Jeudi dernier j’étais donc à la soirée Abracadabra organisée par Art’Coffee.

Au programme :

  • Diffusion de cours métrages sélectionnés par l’association Talulah qui organise le festival du film Merveilleux et Imaginaire qui aura lieu en Mars prochain. Des films très sympa, et plutôt désenchantés.
  • L’intervention d’une conteuse qui nous a raconté l’histoire d’une princesse et d’un géant mangeur de Lune… Tantôt narratrice, tantôt personnage, elle parlait, jouait et cela m’a rappelé le slam, notamment la chanteuse Luciole.
  • Une petite expo de la série de photos d’Annie Leibovitz sur Walt Disney, je ne connaissais pas ces photos, et je dois avouer que c’est amusant de voir divers acteurs dans la peau de ces personnages.
    > Voir les photos
  • Un débat sur le rôle des contes dans notre société… Sont-ils destinés uniquement aux enfants ? Contes enchanteurs ? Ou contes noirs ? Les origines ? Le reflet de l’état de la société ? C’était très intéressant de voir tous les avis, de débattre et partager nos impressions…

Prochaine soirée Art’Coffee en Décembre sur un tout autre sujet : la chute du mur de Berlin.

Voici un court métrage de la soirée, « Il était une fois », que j’ai beaucoup aimé :

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J’ai pu voir hier soir les courts métrages fantastiques réalisés par Mick Bulle et Melissa Mars : AngelAss et Chaperon noir à la soirée Abracadabra organisé par Art’Coffee et Talulah, mais je reviendrai sur cet évènement plus tard… Les deux artistes ont collaboré à deux sur l’écriture et réalisé chacun un épisode. Ces deux courts ont un côté très noir : le premier est à l’image d’un cauchemar qui vous laisse un étrange sentiment, un peu comme un réveil en sursaut… Le deuxième est sombre par sa couleur et l’ambiance, mais reste plus édulcoré. On retrouve la réalisation sans faille de Mick Bulle et tout l’univers marSien : l’apparition des girafes de Et Alors (qui a d’ailleurs fait sourire le public), « follow me » et une petite mélodie connue en fond… En bref : un soupçon de magie, de peur et un goût d’inachevé… En effet, les deux courts s’achèvent sur « to be continued »… Alors, à quand la suite ? J’ai hâte ! Je vous laisse avec le Teaser : à découvrir d’urgence !

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Depuis quelques années, le festiblog ponctue mes rentrées. L’occasion de retrouver des amis, une ambiance… Papoter, croiser, feuilleter, dédicacer… Et rencontrer mon chouchou de l’année.

Cette année, il s’agit de Tokyobanhbao, blog mode, gourmand. J’ai totalement craqué sur ses comptes rendus restau en images. De bonnes adresses pour celles qui adorent les salons de thés, burgers et autres gourmandises.

Elle sort en Mars 2010, un guide shopping illustré. Je lui ai demandé de faire mon portrait et j’ai été agréablement surprise par son coup de crayon. Je suis donc repartie avec un dessin vraiment choupi.

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J’ai pu aller de justesse à l’exposition Kandinsky qui se tenait au Centre Pompidou. ( L’occasion également de découvrir la superbe vue du 6ème étage et de faire quelques emplettes à la papeterie ! ) J’ai été fascinée par la vie remplie de l’artiste : entre voyages, début de carrière artistique tardive, enseignement, exploration de la figuration, écriture d’ouvrages… Et littéralement scotchée devant certains tableaux. La révélation a eu lieu devant Impression (Sunday) – impossible de le retrouver sur le net – mais le plus connu Impression lll (Concert) relate la même sensibilité. Le sujet est abstrait, figuré mais reconnaissable : un piano, la foule. Et pis cette impression de l’artiste omniprésente par les couleurs, les mouvements… J’arrive à ressentir ce que l’artiste a du ressentir à ce moment précis, je ne vois pas seulement ce qu’il a vu, mais je le ressens. Je ne pensais pas qu’une oeuvre visuelle puisse engendrer une telle émotion.

Un autre tableau qui m’a marqué : Moscou I. Tellement de vie, de mouvements, de détails. La ville est magnifiquement représentée, on voit même le cimetière, comme si aucun aspect de la ville n’avait été oublié. Des esquisses préalables au tableau étaient également exposées, simplement admirable.

Pour en savoir plus :
> l’expo en vidéo (8min), un bel aperçu

> le dossier pédagogique du Centre Pompidou

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Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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