Articles de "Humeurs"
23 fév, 2011 -

Insomnie

C’est toujours à 3 heures du matin que la déprime pointe le bout de son nez. Alors on envoit quelques messages de détresse. On recharge sa timeline toutes les secondes en espérant que quelque chose de magique se passe. Non sense. Force est de constater qu’à cette heure là, on est seul au monde. On se recouche, hanté par nos pensées. On se relève alors pour se battre avec son insomnie. On regarde une série. On lit un livre. N’importe quoi pour se changer les idées. On aimerait que monsieur sommeil revienne nous voir. On fait tout ce qu’on peut pour se détendre. Prendre une douche. Écrire un mail, qu’on prendra tout de même le soin de ne pas envoyer. Histoire d’être sûr, et de relire a tête reposée. Parce qu’à cette heure là, on n’a pas non plus tout son esprit. Finalement, c’est presqu’aux premières lueurs du jour, au moment où la vie avoisinante se réveille et qu’il faudrait se lever, qu’on s’endort apaisé… jusqu’à la sonnerie du réveil.

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28 jan, 2011 -

Là-bas

Aujourd’hui, un pote revient d’un mois de vacances. Je lui ai envoyé un mail pour lui dire « welcome back » et lui raconter toutes les fois où j’ai pensé « Hey ! Tu devineras jamais ce qu’il m’est arrivé hier ? », sauf qu’il n’était pas là. Un petit mail de rattrapage en somme.

En ce moment j’ai plein de potes qui partent en vacances à l’autre bout du monde. Ils vivent des trucs géniaux de leurs côtés pendant que chez moi, rien ne change, ou presque. Je ne suis pas jalouse qu’ils partent, mais je suis bien contente qu’ils reviennent. Quand ils rentrent, c’est l’heure des bilans, et j’aime bien.
Il faut également savoir être fair-play. Parce que si tout le monde partait en même temps, ca ne serait pas drôle. Quand je suis loin, j’aime bien la sensation que j’ai en pensant à cette vie, qui continue, mais sans moi, pendant que je vis autre chose… et que je retrouverai, un peu plus tard. Une sorte de pause dans l’espace-temps.

Quand je pars loin, je déconnecte. Jusqu’au moment où je me demande comment ca se passe chez moi. Je crois que ces secondes sont celles que je préfère au fond parce que c’est là où je réalise vraiment ce qui se passe, où je suis, pendant que les autres continuent leurs vies habituelles. Comme quand j’étais dans la piscine à Las Vegas (oui ca fait toujours son effet…) et que la vision de mes collègues en train de bosser, à 9 heures de là, m’est apparue.

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Ca a commencé par un beau matin d’ennui. Comme toutes les histoires qui finissent mal. Je suis tombée sur sa photo. Espiègle et jolie. Des traits de ressemblance avec une amie. J’ai ensuite su qu’elle aimait ma série préférée. C’est comme cela que j’ai commencé à m’intéresser à elle. Aussi pour ses phrases cash et pleine de réparties. Une partie de moi voulait lui ressembler. Un miroir de ce que j’aime et de ce que j’aimerai être. On recherche toujours un peu les points communs et à admirer une personne. Par je ne sais quel artifice j’ai réussi à attirer son attention. On a alors commencé à parler, plus pour se consoler que pour se connaître. Peu de questions indiscrètes. Se découvrir toujours en filigrane. Par transparence de ce qui transparait de l’autre. Du mystère. On imagine l’autre faussement forcément, comme on aimerait qu’elle soit. On sait pourtant que l’autre nous plaira. On en a vu assez. Ou alors il faudrait vraiment faire mauvaise impression. Peur de la rencontre. Rencontre qu’on souhaite malgré tout. Des tentatives. Des déceptions. Des frustrations. Des choses éclaircies. Des paroles franches comme rarement on en a quand on a peur de la réponse. Alors subsiste ce lien invisible. De cet ange gardien qui habite quelque part dans Paris, qui est là quand j’ai le plus besoin. Un vide. Un manque. Une angoisse. Elle est là. Sa seule présence. Ses mots doux suffisent à conforter. Apaisée, je reprends le souffle. Les règles se sont instaurées d’elles-même et les questions ont laissé place à la sérénité. Seul le temps a ce pouvoir. L’impatience a lâché prise pour ce présent confortable. Pour cette situation qui changera un jour. Sans doute bien trop vite. Pour laisser place à un autre chose. Comme toujours. Parce que les choses ne durent jamais. Parce qu’il y a toujours un avant et un après. Alors profitons encore un peu, pendant qu’il est temps. De cette magie, même artificielle, qui nous est accordée.

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Les habitudes et les traditions, on ne sait jamais trop quand cela commence et encore moins quand cela finit. Ce qui est sur c’est qu’on les fait pour une raison. J’ai commencé par faire une carte de voeu pour un concours, pour finalement la continuer chaque année… C’est devenu une vraie tradition. J’aime cette période de bilan, de souvenirs, de souhaits positifs. Je tiens particulièrement à envoyer quelques mots personnalisés avec la carte alors confectionnée. L’occasion de dire à ceux qui ont traversé ma vie, plus ou moins longuement, que je pense encore à eux et que je leur souhaite le meilleur. C’est le seul moment de l’année où je fouille dans ma liste de contacts, en essayant d »oublier personne (mais c’est inévitable !). Surtout, j’aime me remémorer la place qu’ont eu ces gens dans ma vie, ceux qui ont été importants à un moment précis, ceux qui n’ont fait que passer, ceux qui sont restés, les amitiés perdues, les amitiés retrouvées, ceux que je ne connais pas assez, ceux que je ne vois plus… ces rencontres décisives comme éphémères. L’échange a été là et m’a grandit, encore et toujours. Se souvenir pour mieux se dire que si hier a été beau, demain le sera aussi.

Une belle année à vous ! N’oubliez pas, le meilleur est à venir !

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Décembre est toujours un mois particulier pour moi, le dernier de l’année avec une touche de Christmas Spirit en fond. Il sonne l’heure de tourner une page, avant d’en ouvrir une nouvelle. Quand j’étais petite le lundi était mon jour préféré, il venait mettre fin à la monotonie du dimanche et permettait de fantasmer sur une nouvelle semaine où on pourrait enfin tout faire à la perfection, une nouvelle chance en somme. C’est sans doute pour cela que j’aime autant le mois de Janvier. Il apporte cette même fraicheur des lundi de jadis. Le temps est le même qu’en décembre : il fait tout aussi froid mais bizarrement, je ressens les choses différemment, comme un élan positif. Suit le mois de février, où je souffle mes bougies, c’est forcément toujours un moment très attendu.

Belle fin d’année, see you in 2011 guys.

1. Qu’as-tu fait en 2010 que tu n’avais jamais fait auparavant ?
Voir une psy
Prendre des cours de communication visuelle
Aller à Montréal
Aller à Salamanque
Aller à Orléans
Me faire tirer les cartes
Faire du yoga
Lire un livre de David Foenkinos
Avoir un iphone

2. As-tu tenu tes bonnes résolutions et quelles seront celles de 2011 ?
Oui. J’ai continué mon projet photo et j’ai pris du temps pour moi.
Pour 2011, j’aimerai faire plus confiance à mon instinct, être plus sereine et avoir un joli chez moi. Le reste est bien parti.

3. Est-ce qu’une personne proche a accouché ?
Oui, Betty.

4. Est-ce qu’une personne proche est décédée ?
Non.

5. Quels pays as-tu visité ?
Le Canada, l’Espagne, les Etats-Unis, la Suède aussi.

6. Que souhaites-tu pour 2011 qui t’a manqué en 2010 ?
Retrouver la magie qui m’habitait.

7. Quelles dates de 2010 resteront gravées dans ta mémoire et pourquoi ?
Les choses faites seule avec mes amis : salamanque, montréal et new york, un starbucks avec Marie, un buffalo avec Alice et les douces soirées avec Pancake&co.
Le 9 juillet et le 1er octobre, parce qu’ils ont déclenchés des moments très durs.

8. Quelle est ta plus grande réussite de l’année ?
D’avoir été au bout, de n’avoir pas cédé sur certaines choses et d’avoir survécu.

9. Quel est ton plus grand ratage de l’année ?
De m’être oubliée.

10. As-tu été malade ou blessée ?
Non

11. Quelle est la meilleure chose que tu aies acheté ?
Le cadeau d’Emilie.

12. Quel comportement mérite des éloges ?
Mes amies, ma famille pour avoir été là. Et une personne inattendue qui a aussi su m’écouter quand j’en avais le plus besoin.

13. Quel comportement t’a affligé ?
Le mensonge. La lâcheté.

14. A quoi as-tu consacré le plus d’argent ?
La psy ! Ca coûte un bras :)

15. Qu’est-ce que tu as attendu avec le plus d’impatience ?
La vérité. Et certaines rencontres.

16. Quelle chanson te rappellera 2010 ?
Teenage Dream de Kate Perry.

17. Comparé à la même époque, l’an dernier, tu es?
a) plus ou moins heureuse ? différente

b) Plus ou moins grosse ? moins :)

c) Plus ou moins riche ? pareillement

18. Qu’aurais-tu aimé faire de plus ?
Des rêves irréalisables aujourd’hui. Peut être demain.

19. Qu’aurais-tu aimé faire de moins ?
Souffrir moins, but things happen for a reason.

20. Comment as-tu fêté Noël ?
Dans ma hometown, avec toute ma petite famille. C’était parfait.

21. Quel a été ton mois préféré en 2010 ?
Décembre.

22. Es-tu tombée amoureuse en 2010 ?
J’ai eu des crush plus ou moins importants.

23. Combien de coups d’un soir ?
Aucun

24. Quelle a été ton émission télé préférée ?
Desperate Housewives, idéale pour me vider le cerveau et recommencer doucement à rêver.

25. Est-ce que tu hais quelqu’un aujourd’hui que tu ne haïssais pas l’an dernier à la même date ?
qui ca ?

26. Quel est le meilleur livre que tu as lu cette année ?
Nos séparations et Lennon.

27. Quelle a été ta plus grande révélation musicale ?
Le dernier album de Jenifer, Cynthia May

28. Qu’as-tu souhaité et obtenu ?
Plein d’interviews et des rencontres géniales.

29. Qu’as-tu souhaité en vain ?
Des cours de japonais.

30. Quel a été ton film préféré cette année ?
Mister Nobody

31. Qu’as-tu fait pour ton anniversaire et quel âge as-tu eu ?
28 ans, un restaurant avec tous mes amis proches parisiens.

32. Quelle chose aurait fait de 2010 une année incommensurablement satisfaisante ?
De l’amour et du succès lol :)

33. Comment décrirais-tu ton style vestimentaire de 2010 ?
Jupe, collant, bottes.

34. Qu’est-ce qui a garanti ta santé mentale ?
Mon téléphone, pouvoir être en lien avec mes amis, ca n’a pas eu de prix.

35. Quelles personnalités t’ont le plus fait fantasmer ?
Benoît Dorémus et Alexander Rybak

36. Quelle question politique t’as le plus remuée cette année ?
Aucune idée. Shame on me, i know.

37. Qui t’a manqué ?
Mon ami Clément, nos soirées dvd et salon de thé.

38. Quelle nouvelle rencontre a été la plus importante ?
Celui qui malgré lui m’a fait réalisé que tout était encore possible, que la vie était pleines de surprises.

39. Quelle leçon as-tu tiré de 2010 ?
Qu’il faut croire en la vie et surtout en soit, quelque soit les décisions difficiles à prendre.

40. les paroles de quelle chanson résument-elles le mieux l’année écoulée ?
« A copier 100 fois » de Zazie, « La Vérité » de Jenifer

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Fouler ce lieu où j’allais tous les jours il y a dix ans. Etre accueillie avec soins. Se remémorer les vieilles habitudes. Se créer des nouveaux souvenirs dans des endroits chers à mon coeur. Là où je préférais Paris hier, j’avais besoin de Lyon aujourd’hui. Se ressourcer. Se souvenir de l’avant. Se souvenir du pourquoi Paris. Respirer. Aimer autant l’un que l’autre. Le quotidien est toujours moins étouffant quand il est ailleurs. Retrouver les gens qu’on aime. Les lieux qu’on aime. Se laisser emporter par la neige et vivre.

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« Do you believe in God ? » C’est fou comme des gens que vous ne connaissiez pas une heure avant osent vous poser cette question pourtant si intime et taboue dans notre société. La première fois, c’était aux Etats-Unis. Un Philippin au détour d’une rue m’a demandé sa direction. Comme on allait tous les deux au même endroit, nous avons fait le chemin ensemble. Je ne me souviens plus comment la question est arrivée dans la conversation mais il accordait une grande importance à Dieu dans sa vie. La deuxième fois, c’était dans un avion, toujours au retour des Etats-Unis. J’étais assise à côté d’une vieille dame qui m’a vite demandé si j’avais visité les églises du coin. J’étais avec mon copain de l’époque et elle était vraiment intriguée par le fait qu’on soit ou non en lune de miel. Alors quand on lui a répondu qu’on était même pas marié, cela lui a fait un choc. On vivait dans le péché. C’est à ce moment précis qu’elle a posé la question.

Dans ces cas là, j’ai pas envie de mentir, on est encore libre de nos opinions et on n’est pas sur un territoire totalitaire. La vérité, c’est que je ne sais pas si je crois en Dieu. Bien sûr, j’ai reçu une éducation catholique, comme la majorité des gens en France. J’aime parfois me promener dans les églises parce que cela me rappelle ma famille. Mais au delà de çà, c’est quand même difficile de croire qu’une chose qu’on a résumé dans un si petit mot soit aussi puissante.
Il faut dire que si on regarde la vie avec son lot d’injustices : les guerres, les maladies, la pauvreté, les mensonges et autres conneries de la nature humaine, il est plutôt dur d’accepter et vivre dans ce monde si… dégueulasse. La faute aussi aux idéaux marketing qui ne rendent la vérité que plus dure. Alors j’aime à croire que les choses arrivent pour une raison, c’est mon côté positif et bisounours comme diraient certains. On s’aperçoit que les pires trucs ont finalement débouchés sur des choses sympa. On a réussi à rebondir, saisir les opportunités et des coïncidences de fous nous sont arrivées. C’est souvent dans ces cas là qu’on déclare « Qu’est ce que le monde est petit ! ». Tellement petit qu’il pourrait tenir dans un mouchoir de poche. Est ce que ce genre de hasards arrivent vraiment par hasard ? Il y a ceux qui croient au destin et les sceptiques. Je ne sais pas qui sont les plus heureux. Si on y réfléchit de plus près, cela dépend de tellement de paramètres : l’état d’esprit dans lequel on se trouve à un instant T qui a lui-même une incidence sur la façon dont on se comporte avec les autres et ce comportement conscient ou non a lui même des répercussions sur les choix que nous faisons et que les autres font envers nous ! Une infinité de possibilités s’ouvre à nous…Il ne ressortira pourtant qu’un choix, qu’une vie, somme et résultat de tous ces paramètres. C’est très flippant quand on y pense. On fantasme sur des tas de réalités parallèles et de voyages dans le temps. On stresse beaucoup à chaque tournant de sa vie. Les livres de psychologies prônent la pensée et projection positive. Il paraît que quand on pense positif, la probabilité de voir nos souhaits s’accomplir est plus grande.

Alors au milieu de tout cela, je ne sais pas si Dieu trouve vraiment sa place. Ce qui est sûr c’est que croire en soi, en sa destinée, en Dieu ou en la vie, ca rassure face à notre lot de malheurs et bonheurs quotidiens. Quand cela nous échappe, il est bon de se raccrocher à quelque chose, même d’irrationnel, pour nous aider à traverser ce que l’on vit. Rien que pour cela, je crois que ca peut valoir le coup d’y croire. De là à affirmer qu’il y a quelqu’un quelque part, c’est encore autre chose.

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J’ai chaviré sous le charme de Benoît Dorémus. Etouffé par la ligne surpeuplée du métro. Couru à son concert. Fait mille et une rencontres hasardeuses. Entrevu la lueur d’un renouveau. Voulu un chat. Dormi avec Pancake les yeux dans les yeux. J’ai entendu parler David Foenkinos de son dernier bouquin Lennon. Je me suis questionnée sur la nécessité de s’intéresser à un personnage, à l’humain. Je me suis perdue à Montparnasse. J’ai pleuré. J’ai respiré. J’ai mis pause. J’ai téléphoné. J’ai vu. J’ai crié. La porte s’est refermée. J’ai vu les mains se tendre. J’ai été émue par l’histoire de Pamela de Cosmobrown. J’ai dansé sur Séverin et je l’ai défendu corps et âme jusqu’à ce que tout le monde l’écoute. Je suis tombée amoureuse de la musique de Cynthia May, comme si elle avait su lire dans mes pensées. J’ai photographié… un dimanche après midi, une soirée… Avec des gens tellement talentueux, et simples. Entre admiration et partage. J’ai fêté l’anniversaire le plus précieux qui soit, celui de ma grand mère. J’ai philosophé à partir des chansons de Benjamin Paulin. Pensé que la vie ne valait rien. J’ai eu envie d’écrire un livre. J’ai vu tombé un cd d’un vélo. J’ai eu l’inspiration, et la compréhension de pourquoi écrire sur l’humain, pourquoi avoir envie d’expliquer l’inexplicable. J’ai reçu des conseils. Et repris contact avec des gens. J’ai partagé un tiramisu avec des blogueurs que j’adore. Découvert une créatrice. J’ai trouvé de l’intérêt et de l’écoute. Je me suis questionnée sur Dieu. J’ai lu. J’ai été à Bordeaux. Photographié la joie. Ressenti l’accueil. Vu l’espoir dans les autres. Fait des cinés improvisés. Des discussions philosophiques à en avoir froid sur le trottoir. Je me suis confiée comme jamais. J’ai ris aux blagues charmeuses de Sam. Découvert comment un twit pouvait ensoleillé une journée. Je me suis offert un bracelet happy pour ne jamais oublier d’être heureuse. J’ai fait et dit des milliards d’autres choses. J’ai été là où je n’aurai jamais espéré aller. Je me suis dit que tout était possible. J’ai trouvé la compassion dans des yeux et les plus touchants encouragements qui soient. J’ai finalement pensé que la vie valait quelque chose. Et que tout ne faisait que commencer.

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Il y a 10 ans déjà, j’écrivais ces lignes.

Je suis descendue du 26 pour aller à l’arrêt du 59, comme d’habitude. Il y a pourtant quelque chose de changé, quelque chose dans l’air qui fait que cette fois n’est pas comme les autres… Le temps s’est arrêté. Sur un fond de « With or Without you » de U2, je marche doucement dans l’allée des grands arbres. Le vent souffle légèrement passant dans mes cheveux, pour ensuite raser le sol et finalement soulever les feuilles avec une extrême légèreté. C’est un moment très particulier, un moment où on se sent maitre de soi, maitre du monde, comme si on était seul dans la rue. Le temps, les gens n’ont plus d’importance. Ils nous frôlent, on ne les sent même pas. On est seul avec soi-même, et on sait ce qui fait ce que l’on est. On regarde les arbres, en l’air, comme si on voulait regarder les étoiles, sauf que là, il fait jour… mais cela importe peu, on regarde le ciel, avec cette même intensité, comme si on voyait à travers, au delà du bleu. C’est comme si on arrivait à percer un peu de ce grand mystère : l’univers. Enfin, notre pensée se pose sur notre vie quotidienne, comme un moment un peu nostalgique non du passé, mais du présent, comme si on avait envie que tout se fige pour que rien ne change, pour que tout reste tel quel, parce qu’on est bien… Parce que même si on aime notre vie, ce qui nous arrive, les choses changent toujours trop vite… Finalement, j’arrive près de l’arrêt de bus lorsque je vois le 59… Alors, la musique dans ma tête s’arrête d’un coup comme un disque rayé. Tout reprend son cours, s’accélère, le stress du quotidien reprend le dessus… Il faut courir pour avoir le bus… Comme il faut s’accrocher pour obtenir toutes les choses de la vie…

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Ils apparaissent soudainement dans nos vies. Sans qu’on y pense vraiment, ils entrent dans notre quotidien. Tous les jours, on partage nos humeurs, nos états âmes, on se rapproche un peu plus. On adore certains, on en déteste d’autres.  On parle boulot bien sur, et puis on va boire un verre entre collègues. On partage nos journées tout simplement et des affinités se créent sans qu’on y fasse attention. On prend nos petites habitudes et pis un jour c’est fini. Parce que toute chose a une fin. Parce que nos routes se séparent pour des raisons professionnelles ou personnelles : le loft sans les cameras en somme.
Alors on continue notre chemin, et le même scénario se reproduit avec d’autres personnes sans qu’on oublie pour autant les précédentes.  On prend des nouvelles par mail, téléphone ou des intermédiaires. On doit se boire un verre et le temps passe, occupé par nos emplois du temps respectifs. On se dit qu’on devient vieux, qu’on  radote comme nos parents et qu’on fait moins les malins maintenant parce qu’on parle comme eux au même âge.
Alors les jours, les années passent, pour qu’enfin les circonstances soient simples et nous réunissent.  On se retrouve,  comme si on s’était quitté la veille. On se souvient du bon vieux temps et on rit comme avant…

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Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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