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Finalement il s’agit de Nos séparations. Je me suis retrouvée là au Virgin après une énième altercation au téléphone bien décidée à ne pas gâcher ma soirée et me faire plaisir. Je saisis alors l’opportunité d’acheter un livre de David Foenkinos d’abord parce que j’ai l’envie de le lire, après avoir adoré ses chroniques dans Psychologies, et aussi parce que je lui ai promis à demi mot. Je n’ai trouvé que deux de ses livres : Le Potentiel Erotique de Ma Femme et Nos Séparations. Le sort a décidé pour moi. Je suis repartie avec les deux livres mais c’est le résumé en quatrième de couv qui m’a poussé à commencer par Nos Séparations. J’ai eu l’idée il y a quelques temps d’écrire sur le pouvoir que les rencontres ont sur nos vies : comment la simple parole d’un inconnu peut nous aider à prendre une décision ou nous réconforter au plus profond de notre être. C’est pour cette raison que le résumé au dos du livre m’a autant parlé.

Me voilà assise dans le train, prête à entamer la première page… Je suis d’abord fascinée par la couverture : j’ai dans les mains le fruit du travail d’un auteur que je connais sans connaitre. Un peu émue avec l’interrogation de ce que je vais trouver dans ces pages. Je suis vite rassurée : je me reconnais dans la relation d’ Alice et Fritz. Quelques phrases résonnent aussi en moi comme le fait de rassurer les autres rationnellement sur nos choix même s’ils ne le sont pas, histoire d’être tranquille. Je me met à vivre au rythme de leur histoire : haïssant Fritz d’avoir une maitresse, me demandant comment l’auteur a pu avoir eu l’idée de cette histoire, s’il s’est inspiré de sa propre vie et s’il faut vivre 6000 vies pour écrire un roman.

Très vite j’oublie l’auteur pour ne plus être pendue aux mots qui révèlent l’histoire de Fritz. Je souris parfois à des situations, je suis interloquée par d’autres et je pleure aussi. J’adore la poésie de l’histoire avec Iris, l’explication d’un titre et je pleure la disparition de xx. Le plus étrange est que xx est le seul que j’image comme une personne que j’ai déjà rencontré. J’ignore comment ni pourquoi, physiquement je l’imagine ainsi. Les autres personnages sont plus vagues et évanescents.

J’arrive à la fin du livre émue. Un peu bouleversée aussi. Je me suis identifiée à des passages mais ceci est leur histoire. J’ai envie de partager mes sentiments à qui j’ai pensé au début du roman et à la page 170. J’ai envie d’envoyer des messages et leur raconter. J’ai aussi envie de garder la primeur de ses sentiments rien qu’un peu. Comme après un bon film où on hésite entre le silence ou l’échange des ressentis. Finalement, avant de dire quoique ce soit à quiconque, je décide d’abord d’écrire un mail à son auteur. Après cela j’irai prêcher la bonne parole. Ce que j’aime au fond dans ce roman, c’est qu’il y a comme un espoir sur les choix qu’on fait dans nos vies.

Me reste un livre à lire avant de me demander comment je vais me procurer les autres, surtout Qui se souvient de David Foenkinos? dont le titre m’intrigue beaucoup. Et puis je me demande si moi aussi je devrai pas écrire des histoires…

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Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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