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Ben Mazué en concert aux Trois Baudets

Découvrir un artiste sur scène est toujours un moment particulier. L’attention est différente et la prestation live montre une autre facette du chanteur. En général, il faut quelques morceaux pour se mettre dedans. Parfois, on tombe sur un titre qui nous serre le coeur et qui nous éprend l’âme. Cela avait été le cas avec Je Regrette la dernière fois que j’avais vu jouer Ben Mazué lors de la soirée No Site. Je n’avais pas cependant pas tellement accroché au reste de son répertoire. Ce soir, c’était différent.

Dès son apparition, il s’est passé quelque chose. Ben Mazué était seul, avec sa guitare pour nous présenter des chansons de son futur album « 33 ans ». Il a commencé par parler de sa musique, simplement, pour introduire son set. Il nous a confié sa volonté d’être en osmose avec son public et même éventuellement d’arriver à nous faire pleurer. Il y est arrivé ce soir par sa chanson sur le deuil. Avec ses mots à lui, il a traduit l’absence, ses pages qu’on écrit pour garder le contact interrompu et comment on voit le visage disparu au détour des virages de la vie. Ben Mazué a les mots justes et décrit simplement mais efficacement des moments de nos vies.

Ainsi tour à tour, en chanson ou en slamant, il décrit les âges. Le mec de 25 ans qui drague en soirée, cette fille de 35 ans qui marche pensive à sa vie qui n’évolue pas comme elle voudrait, le « vieux » de 73 ans qui fait la morale aux jeunes et l’émouvante première fois de cette fille de 14 ans presque 15. Ils auront tous défilé ce soir, prenant vie sous nos yeux par l’authenticité des textes qui résonnaient.

Ben Mazué a aussi évoqué sa vie partagée avec un petit bonhomme et l’usure de l’amour. Ses textos enflammés qui font place aux textos pragmatiques des courses. Oui mais voilà, ces couples qui perdurent, qui tiennent, il y a quand même quelque chose de beau. Un hommage rendu, comme celui à la chanteuse Anne Sylvestre dont il a choisi de reprendre Les Gens qui Doutent. Quelques vieux rendez vous ont retenti pour clore le concert : La Valse et Confessions d’un Rap Addict.

Un concert bien trop court qui m’a touché de bout en bout. Éprise par les textes et par la voix folk de Ben Mazué quand il se met à chanter en anglais. Si tout cela avait un goût de trop peu, je me dis que le meilleur est à venir puisque l’album n’est même pas encore sorti. C’est sûr, je vous en reparlerai.

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Je vous ai parlé récemment de mon coup de coeur pour l’adaptation de 9 Crimes de Damien Rice par Julien Estival en duo avec Morgane Imbeaud, la chanteuse de Cocoon. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé cet auteur compositeur, anciennement prénommé Sam, un personnage auto-fictif charmeur et plaisantin - déjà interviewé ici. J’avais été séduite par ses rythmes, son élégance et son aisance sur scène.

Julien Estival revient aujourd’hui, sous son vrai nom pour plus d’authenticité, et chez Polydor, après deux albums auto-produits. Il livre un album plus personnel, intitulé “La Vie Promise”, toujours avec des mélodies soignées et des textes poétiques tout en retenue.

Julien Estival aime la littérature et est venu à la chanson en rapprochant son amour pour la poésie et la composition de musiques instrumentales. J’ai donc voulu réalisé cette interview et photos au Merci Used Book Café. L’occasion de revenir sur son travail et sa philosophie de la vie avant son concert au Divan du Monde le 17 décembre.

Portrait de Julien Estival

Dans ton album, le thème de l’espoir ainsi que la notion d’ailleurs sont très présents.

L’espoir est ce qui fait de nous des êtres vivants. Sans cela, il ne reste plus rien. Dans les chansons La Vie Promise et L’Envol, je parle de l’espoir de jours meilleurs. C’est ce qui est le plus partagé par l’espèce humaine : la volonté de vivre des jours meilleurs, tenir debout malgré tout ce qui nous entoure, le climat social, politique et sombre dans lequel nous vivons aujourd’hui.

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J’ai été ravie en découvrant le clip de Nuit 17 à 52 de Christine and the Queens, dans un hôtel où Christine joue plusieurs rôles, à l’image du shooting que je lui ai proposé, sans le savoir, pour la sortie de son nouvel EP.

J’ai choisi de la prendre en photo au bar Le Talma de l’Hôtel Juliette pour son côté élégant et coloré qui correspondait bien à Christine.

L’occasion également de parler des messages forts qu’elle véhicule dans une pop maîtrisée et de revenir sur les titres de cet opus que je vous conseille vivement d’écouter. Je vous invite également à la découvrir sur scène ce samedi 20 juillet lors du festival Fnac Live sur le parvis de l’Hôtel de ville. C’est à  19h20 et c’est gratuit, alors profitez-en !



Tu as fait du théâtre, est ce que cela te sert sur scène ?

Je n’aurais pas pu assumer un projet solo comme celui-ci si je n’avais pas fait du théâtre avant. Quand j’arrive sur scène, je suis un un peu à froid avec le public, je n’ai pas d’instruments et je suis seule avec un nom de groupe. C’est important de savoir intéragir avec le public et de pouvoir rebondir quand il y a du répondant ou un accident technique. Le théâtre m’a appris à improviser, à me libérer et à me créer un personnage. Je suis quelqu’un de réservé mais sur scène, je suis une version de moi décomplexée.

 La chanson Kiss My Crass véhicule justement un message fort et sans complexe. Comment es-tu arrivée à composer un titre pareil ?

Cette chanson m’est venue d’un agacement face aux publicités. Les filles sont tellement propres qu’on ne voit même plus les pores de leur peau. Les magazines font énormément culpabiliser. La chose qui choque le plus aujourd’hui, c’est de parler de saleté : ne pas être épilée d’une certaine façon, d’être grosse ou d’avoir des boutons. Cette phrase, “Je sens pas très bon, ouais, mais je suis belle”, m’est venue car je trouve parfois des gens beaux, qui ne le sont pas de manière conventionnelle.
En concert, je la chante au second degré. Elle déclenche des réactions assez vives : soit un mouvement de recul, soit cela fait rire.

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Il est grand temps que je vous parle du nouvel EP à paraître ce lundi 3 juin de Christine and the Queens intitulé Nuit 17 à 52.
La chanson du même nom donne le ton : Christine se dévoile et ne se cache plus derrière ses queens. Emotions à fleur de peau, énergie débordante notamment dans le titre Loving Cup (en téléchargement gratuit), reprise enivrante avec Photos Souvenirs de William Sheller. C’est bien simple, j’écoute cet album en boucle.

Grâce à mon partenariat 2013 avec le Fair, Christine m’a accordé une interview et s’est prêtée au jeu d’une séance photo par mes soins. J’ai hâte de vous montrer le résultat !

En attendant, voici quelques photos prises lors de son concert au Nouveau Casino le 22 avril dernier. Il n’y avait pas de meilleur concert pour la découvrir sur scène. L’accueil du public était particulièrement chaleureux et le show à la hauteur des plus grands : danseurs, projections sur grand écran de plusieurs christines dansantes et autres vidéos d’ambiance.
Je suis ressortie de là complétement bluffée avec une grande envie de reprendre mes cours de Modern’Jazz.

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J’ai le plaisir aujourd’hui de vous présenter l’intérieur de la chanteuse Luciole, qui, à l’image de ses chansons est plein de poésie. On sent un amour d’antan, des rêves plein la tête et le coeur accroché à la vie.

Il faut que vous sachiez que je suis ressortie enchantée de son concert à la Manufacture Chanson. Luciole était vêtue d’une une robe bleu marine, le rouge aux lèvres et des paillettes sur les yeux. Elle resplendissait. Luciole se métamorphose quand elle chante et elle a le pouvoir de nous emporter avec elle. Suspendue à ses mots pendant ce tour de chant, j’ai rêvé et revisité l’attente à travers ses chansons et ses reprises. Le temps s’est arrêté lors de son duo avec Chat sur J’attendrai de Dalida et mon coeur a vacillé sur Attends ou Va-t-en initialement interprété par France Gall. Intime, chaud, doux et touchant.

Luciole fait parti de ses artistes qu’il faut avoir vu en concert pour pouvoir apprécier à leur juste valeur les chansons. Je vous invite donc à écouter son EP « Et en Attendant.. » mais surtout d’aller la voir sur scène.
Elle se produit le 24 Janvier à la Bellevilloise (déjà complet), le 29 à l’Olympia en première partie d’Oldelaf et le 22 février pour la finale du Prix Georges Moustaki à l’Amphithéâtre du Centre Malesherbes de l’Université Paris-Sorbonne.

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A l’époque où internet n’existait pas encore en haut débit, j’écoutais Fun Radio dans ma chambre, le soir tard avec la libre antenne de Max. Le matin, je regardais les clips sur M6 avant de partir au lycée. A l’époque de l’adolescence conformiste, je fredonnais le tube Don’t Speak.

Je dansais sur du Gwen Stefani quand ma prof de modern’ jazz avait décidé de nous transformer en poupées-robot sur la chanson What Are You Waiting For ?. Un an à répéter encore et encore les mêmes mouvements jusqu’à la perfection pour le jour J du spectacle.

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Cher Yoann,

Tu ne le sais pas encore mais voilà déjà quelques années que nous entretenons une relation manquée.

Je t’ai découvert avec le clip Au Grand Jamais de Bensé. J’avais même parlé à Bensé de votre collaboration quand je l’avais reçu en interview sur Allomusic. Malheureusement, l’interview n’est plus en ligne, mais il me racontait comment vous aviez pris un verre pour parler de ce plan séquence. L’image avait déjà cette teinte vintage qu’on retrouve dans plusieurs de tes clips, et qui est devenue très à la mode depuis.
Tu as ensuite fait deux clips pour Berry. Celui qui illustre la superbe chanson Demain, avec ambiance divinement belle, douce et mélancolique. Une touche de rétro et ce New York, où tu t’étais déjà installé, dissimulés en touches de fond : à la fenêtre, à ce mur en briques et aux pancakes…

C’est à ce moment là que j’ai commencé à m’intéresser vraiment à tes créations. A Aimer tes photos.
Nous avions en commun d’être né à Lyon, à la différence que tu as fait l’école Emile Cohl, longtemps convoitée pour ma part, mais j’ai finalement pris une autre route.
Avec un peu de jalousie et d’envie, je dois l’admettre, j’ai suivi ton évolution. Me donnant même des envies de réalisation de vidéo. Au détour d’un tweet, tu m’y avais d’ailleurs encouragé.

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Kiddo, c’est le nom de scène qu’a choisi Anna Chalon. Elle était lundi soir au Zèbre de Belleville pour présenter son premier album « Where to ? », sortant le 1er octobre.

Je vous avais déjà parlé d’Anna Chalon brièvement. À l’époque j’avais eu grand coup de coeur pour sa chanson Run And Hide qui illustrait de film de Zabou Breitman (sa mère) « Je l’Aimais »

Kiddo arrive sur scène en salopette-short, en jean, débardeur blanc et bottines marrons, à l’image de ses photos promo. Des paillettes sur les yeux assorties à la nacre de sa guitare, elle a l’air détendue et contente d’être là.
Elle n’est pas venue seule mais accompagnée de ses 4 musiciens (guitare, basse, clavier et batterie), venus tout droit de New York. La belle a bien grandi depuis ce premier titre et le concert en appartement chez Thien. Après avoir intégré la London Music School et le programme d’été à l’université de Berklee à Boston, elle vit désormais à New York. Ses morceaux présentent toujours la même maturité et on sent sa voix plus maîtrisée.

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J’avais beaucoup aimé le premier album de Benjamin Paulin avec son sens de la formule, son air de crooner, ne quittant jamais le costume et une musique teintée des années 60s. Il était donc logique que je sois au rendez-vous pour son deuxième album intitulé « 2« . Il y a quelques mois sortait une version maxi (avec remixes donc) du titre Variations de Noir. Le clip présentait trois actrices, Zoé Felix, Rossy De Palma et Hafsia Herzi, écoutant le morceau en noir et blanc, de manière sobre et épurée. Le ton était donné, le nouvel album serait résolument différent du premier.

J’ai eu l’occasion de discuter autour d’un café avec Benjamin Paulin afin de mieux comprendre cet album qui montre une nouvelle facette de son talent, tant dans l’approche musicale que dans les textes.

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Le premier album de Séverin (tout seul) sort enfin aujourd’hui en digital et demain dans les bacs. Après deux albums pop-rock très réussis avec son acolyte Lafayette dans le groupe One-Two et son opus concept « Cheesecake » entouré de quatorze chanteuses, il se met enfin à nu. Ou presque. Ce que j’en ai pensé ? Du bien ! J’ai profité d’une séance de photos pour un Ce Que J’Aime Chez (diffusé demain) pour en savoir plus sur sa genèse.

Au premier abord, plusieurs choses surprennent sur cet album éponyme. Sa pochette d’abord : une photo iphone prise par le chanteur himself. Puis l’écoute des deux premiers morceaux que tout oppose : Dans les Graviers, doux et nostalgique faisant allusion à l’absence et mort de son père puis Sexplication, rythmé et provoquant sur une vie sexuelle en manque de désir. Séverin m’explique alors qu’il veut simplement rester naturel, et montrer toutes les facettes de sa personnalité.

Séverin livre ainsi des textes personnels et ne se cache plus derrière un concept. S’il s’emploie parfois à des exercices de style, cela est toujours basé sur un vécu de prêt ou de loin. Dans La Revanche, il dresse le portrait d’Élise, une pote de lycée qui a du succès dans la musique dont il suit l’évolution descendante. On est en droit de se demander si Élise existe vraiment. « J’ai repensé à ce que les filles du lycée avaient pu devenir. L’histoire s’est fait petit à petit à partir de personnages que j’ai pu rencontré dans ma vie. C’est également ce que certaines personnes ont pu penser de moi quand j’ai commencé. » me confit-il. Séverin m’avoue aussi qu’avec Première Déclaration il a fait sa première chanson d’amour pour une fille, comme l’indique le titre : « C’est toujours plus facile d’être cynique et négatif quand on parle d’amour, je voulais oser faire une chanson positive. »
Dans Les Sirènes, il ne parle pas du succès (j’ai trop écouté Orelsan) mais du monde de l’entreprise : « Je passais les mercredis de mon enfance dans le bureau de mon père à attendre. Je ne viens pas d’un milieu artistique et je trouve le monde du business très dur ».

Des thèmes variés donc, le tout accompagné d’une musicalité fraîche et légère. On retrouve également les titres qu’ils avaient sortis précédemment : En Noir et Blanc et Un Eté Andalou. Séverin a réalisé une partie de l’album seul, enregistrant tous les instruments et morceaux dans son home studio, l’autre moitié étant accompagnée de musiciens, le tout avec l’aide de Julien Delfaud.

Un album que je vous recommande donc. Si vous appréciez le jeune homme, sachez qu’il compose parfois pour d’autres, comme ce fût le cas pour deux chansons de Camélia Jordana . Il a également réalisé l’album de Liza Manili qui sort la semaine prochaine. Leur collaboration a d’ailleurs tellement bien marché qu’il l’accompagne aussi sur scène ! Rendez vous le 14 juin pour un concert au Bus Palladium entouré de guests, et à demain pour un Ce que J’Aime Chez Séverin.

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QUI JE SUIS


Parisienne d’adoption. Passionnée par la photo, le web et les jeunes talents, je partage avec vous mes découvertes et inspirations.

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