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La semaine dernière avait bien commencé. J’étais lancée plus que jamais pour l’écriture du blog et puis, il y a eu ces tragiques événements. Je suis passée par plusieurs phases, abasourdie, triste, angoissée et l’envie de vivre tout de même. Cela a fait écho aussi à des choses plus personnelles, me donnant envie de sortir des tiroirs un projet que j’ai depuis longtemps. Dimanche, voir tous ces gens dans la rue, ça a fait du bien. Témoigner de notre ressenti, être là, c’était important. Mais continuer de vivre, sans oublier, l’est tout autant. Les réseaux sociaux ont été suspendus, plongés au coeur de l’actualité tandis que dehors, cela continuait tout de même à vivre. Comme si, parler d’autres choses sur les réseaux sociaux était malvenu. Cette culpabilité ambiante m’a un peu gênée, même si cette solidarité spontanée était belle à voir.

Finalement je me dis que vous parler aujourd’hui d’un film qui est une ode à la vie fait sens. Mardi dernier, je suis allée voir Les Souvenirs en projection presse. D’ailleurs, il faudra qu’on m’explique pourquoi l’ambiance est toujours glaciale dans ces conditions-là. Ce n’est pas parce qu’on est là pour le boulot, qu’on est obligé d’être blasé. C’était mon premier cinéma de l’année, et c’était parfait. Je porte toujours un intérêt certain au premier film que je vois au début de l’année. Il faut qu’il soit beau et inspirant. C’était le cas pour celui-ci.

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C’est à l’occasion de la rencontre régionale du Prix Goncourt des Lycéens 2011 se déroulant à Paris le mois dernier, que j’ai eu l’opportunité d’interviewer David Foenkinos, nominé avec son roman Les Souvenirs. Un roman qui m’a beaucoup émue. Il n’est pas facile de parler de la vieillesse de nos proches, et David Foenkinos y est très bien parvenu, en ne négligeant aucun aspect des sentiments que cela peut engendrer en nous : tristesse, culpabilité, lourdeur de certains instants, le bonheur d’autres… L’écrivain a également traité plus largement le thème des souvenirs sous toutes ces formes.

Rencontre avec cet auteur que j’aime particulièrement. Nous sommes revenus sur certains détails du roman, et également sur son expérience du tournage de La Délicatesse, actualité oblige !

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La première fois qu’on m’a parlé de John Lennon, j’étais en primaire. Ma copine Marion m’avait affirmé que les Beatles était le meilleur groupe de tous les temps et elle ne jurait que par John Lennon. Je dois bien l’admettre, je ne savais pas qui c’était à l’époque. Alors je suis rentrée à la maison, en demandant plus d’informations à ma mère qui me sortit tous les vyniles. J’ai écouté rapidement en décidant que « Yellow Submarine » serait ma préférée, dans le cas où on me poserait la question. J’ai ensuite regardé la pochette et j’ai demandé « C’est lui John Lennon ? » « Non c’est Paul Mc Cartney » me répondit ma mère. Tant pis, cela serait mon favori, pour faire genre. Car il faut bien l’avouer à cet âge là, les Beatles, c’était un peu ma cigarette, ils me donnaient une contenance et me permettaient de montrer que moi aussi j’étais dans le coup.

Depuis je les ai entendu et ré-entendu. On connait ses classiques, sans pour autant réellement connaître leur histoire et leur vie. Le premier qui m’a vraiment donné envie de me pencher sur la question, c’est Cosmobrown. Pendant l’interview, il m’a dit qu’ils avaient vraiment révolutionnés la musique et qu’ils méritaient une écoute attentive. Une conférence de David Foenkinos a suivi où il parlait de son nouveau livre : Lennon. Plusieurs mois passés à se documenter et écrire le récit de sa vie à travers une psychothérapie imaginée de Lennon où celui-ci reviendrait sur sa vie en passant par l’enfance, ses débuts, le succès, ses amours, ses doutes… sans rien omettre du bon et du mauvais de sa personne. Bien sur cette interprétation est propre à l’auteur et romancée. Mais quand on est fan de David Foenkinos comme moi, cela permet d’allier plaisir et découverte.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre, mais j’aurai du avoir confiance les yeux fermées en la plume de Foenkinos. Elle m’a emmené loin très loin, au recoin d’une vie, loin de l’image médiatique de Lennon. C’était génial de le découvrir sous ce regard et apprendre ses débuts. Trop souvent quand un artiste est connu, on a l’impression que cela arrive du jour au lendemain, pourtant rien ne se fait en un jour… On le voit entrer dans cette folie médiatique petit à petit et on comprend mieux son rapport perturbé à sa famille et les femmes. Au delà du mythe, on découvre surtout un homme tout simplement, avec son lot de défauts et qualités.

Voici une citation :
Les années ont la perfidie d’embellir ce qui était noir.On peut facilement se faire avoir par un souvenir.Je me sens fort pour résister, mais je peux rester des journées entières à fumer, à tourner en rond, et je me dis qu’il suffirait d’un rien pour que je saute par la fenêtre. on peut très bien éprouver, au coeur d’un bonheur immense, des pulsions suicidaires.

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Finalement il s’agit de Nos séparations. Je me suis retrouvée là au Virgin après une énième altercation au téléphone bien décidée à ne pas gâcher ma soirée et me faire plaisir. Je saisis alors l’opportunité d’acheter un livre de David Foenkinos d’abord parce que j’ai l’envie de le lire, après avoir adoré ses chroniques dans Psychologies, et aussi parce que je lui ai promis à demi mot. Je n’ai trouvé que deux de ses livres : Le Potentiel Erotique de Ma Femme et Nos Séparations. Le sort a décidé pour moi. Je suis repartie avec les deux livres mais c’est le résumé en quatrième de couv qui m’a poussé à commencer par Nos Séparations. J’ai eu l’idée il y a quelques temps d’écrire sur le pouvoir que les rencontres ont sur nos vies : comment la simple parole d’un inconnu peut nous aider à prendre une décision ou nous réconforter au plus profond de notre être. C’est pour cette raison que le résumé au dos du livre m’a autant parlé.

Me voilà assise dans le train, prête à entamer la première page… Je suis d’abord fascinée par la couverture : j’ai dans les mains le fruit du travail d’un auteur que je connais sans connaitre. Un peu émue avec l’interrogation de ce que je vais trouver dans ces pages. Je suis vite rassurée : je me reconnais dans la relation d’ Alice et Fritz. Quelques phrases résonnent aussi en moi comme le fait de rassurer les autres rationnellement sur nos choix même s’ils ne le sont pas, histoire d’être tranquille. Je me met à vivre au rythme de leur histoire : haïssant Fritz d’avoir une maitresse, me demandant comment l’auteur a pu avoir eu l’idée de cette histoire, s’il s’est inspiré de sa propre vie et s’il faut vivre 6000 vies pour écrire un roman.

Très vite j’oublie l’auteur pour ne plus être pendue aux mots qui révèlent l’histoire de Fritz. Je souris parfois à des situations, je suis interloquée par d’autres et je pleure aussi. J’adore la poésie de l’histoire avec Iris, l’explication d’un titre et je pleure la disparition de xx. Le plus étrange est que xx est le seul que j’image comme une personne que j’ai déjà rencontré. J’ignore comment ni pourquoi, physiquement je l’imagine ainsi. Les autres personnages sont plus vagues et évanescents.

J’arrive à la fin du livre émue. Un peu bouleversée aussi. Je me suis identifiée à des passages mais ceci est leur histoire. J’ai envie de partager mes sentiments à qui j’ai pensé au début du roman et à la page 170. J’ai envie d’envoyer des messages et leur raconter. J’ai aussi envie de garder la primeur de ses sentiments rien qu’un peu. Comme après un bon film où on hésite entre le silence ou l’échange des ressentis. Finalement, avant de dire quoique ce soit à quiconque, je décide d’abord d’écrire un mail à son auteur. Après cela j’irai prêcher la bonne parole. Ce que j’aime au fond dans ce roman, c’est qu’il y a comme un espoir sur les choix qu’on fait dans nos vies.

Me reste un livre à lire avant de me demander comment je vais me procurer les autres, surtout Qui se souvient de David Foenkinos? dont le titre m’intrigue beaucoup. Et puis je me demande si moi aussi je devrai pas écrire des histoires…

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Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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