Je suis fière d’être le numéro 48 du projet photo Identité de Ludovic Etienne.
J’ai eu le plaisir de le rencontrer (enfin!) lors d’un numéro spécial photo du podcast Nawaak. Ludovic participe notamment au roman photo La Michauré (si vous ne connaissez pas, courrez-y, c’est assez drôle ! ).
Lors de ce podcast, nous avions échangés sur notre passion commune et j’en étais ressortie enrichie. Je vous encourage d’ailleurs vivement à le réécouter si le sujet vous intéresse.
J’ai réalisé à cette occasion que je parle rarement de photo sur ce blog alors que cet art me fascine depuis toujours. J’en ai pris d’autant plus conscience que j’avais initialement prévu de faire une chronique sur les usages de la photo suite à l’apparition du téléphone portable dans notre quotidien et notamment de l’application Instagram. Après plusieurs recherches, je trouvais que le sujet tournait en rond. J’ai finalement préféré parler de certains coups de coeurs photographiques et il ne m’a pas fallu chercher bien loin pour trouver !
J’avais parlé de mes réflexions suite à une expo à la Maison de la Photographie, de l’émission Photo For Life (sur laquelle je reviendrai peut être plus tard ici) et le festival Circulations (dont l’édition 2013 approche à grands pas… j’ai hâte)
Parlons maintenant de la séance avec Ludo. En tant que photographe, je suis toujours curieuse de passer derrière l’objectif de confrères, plus pour voir leurs façons de faire que pour mesurer mon rapport à l’appareil.
Ludo ne donne pas de directives. Tout son projet s’appuie sur le naturel, il ne veut donc pas influencer. Il laisse aller nos émotions et notre caractère. Selon notre personnalité, il s’adapte. Dans mon cas, je ne savais pas quoi faire, à part peut-être un ou deux gestes crispés histoire de « poser ». Finalement nous avons parlé, quelques minutes pour saisir l’essentiel et laisser émaner son vrai moi. Ludo sait écouter, observer et poser les bonnes questions.
C’est d’ailleurs ce que j’aime dans l’exercice de l’interview, parler de sujets profonds et qui tiennent à coeur, comprendre quelqu’un. Des conversations qui sont une chance, que l’on n’aurait pas eu dans d’autres circonstances.
Ludo a réussi à capter en une seconde certains traits. Je me suis rarement vue aussi naturelle, à part peut être à travers une caméra.
J’avais beaucoup aimé le premier album de Benjamin Paulin avec son sens de la formule, son air de crooner, ne quittant jamais le costume et une musique teintée des années 60s. Il était donc logique que je sois au rendez-vous pour son deuxième album intitulé « 2« . Il y a quelques mois sortait une version maxi (avec remixes donc) du titre Variations de Noir. Le clip présentait trois actrices, Zoé Felix, Rossy De Palma et Hafsia Herzi, écoutant le morceau en noir et blanc, de manière sobre et épurée. Le ton était donné, le nouvel album serait résolument différent du premier.
J’ai eu l’occasion de discuter autour d’un café avec Benjamin Paulin afin de mieux comprendre cet album qui montre une nouvelle facette de son talent, tant dans l’approche musicale que dans les textes.

C’est pour écrire la chronique Nouveauté du Jour consacrée à Barbara Carlotti sur Radio Néo que j’ai glissé son troisième album « L’Amour, L’Argent, Le Vent » dans ma platine. Un album doux, rythmé, teinté des voyages qui l’ont inspirés, des nuits durant lesquelles elle a composé et des rythmiques des années 80s. J’ai eu un coup de cœur immédiat pour le titre Occupe-Toi de Moi et j’ai mis un peu plus de temps à en aimer certains autres. C’est en tout cas un album que j’aime beaucoup et j’ai eu l’opportunité de discuter de sa genèse avec Barbara Carlotti, lors d’une après midi promo à l’Express Bar.

J’ai découvert La Demoiselle Inconnue, en première partie de Lisa Portelli au Zèbre de Belleville en mai dernier. Au milieu de quelques accessoires, seule avec sa guitare, entre humour et émotion, elle chantait des mots criant de vérité. J’étais suspendue à ses lèvres, avec sourire parfois, le cœur serré le reste du temps. J’étais repartie avec un badge « Je connais la Demoiselle Inconnue » (préférant cette version à « Inconnue mon cul ! ») en me promettant d’en apprendre plus sur elle ensuite.
C’est désormais chose faite puisqu’on s’est retrouvé un bel après midi hivernal à l’Art Brut, un bistro très convivial, autour d’un bon vin chaud, le premier de l’hiver pour moi, pour parler de ses jolis projets. Entre métaphores amoureuses et digressions, on a passé un joli moment que je vous fais partager. J’espère que cela suffira à vous convaincre d’écouter La Demoiselle Inconnue, ou mieux, aller la voir ce mardi 7 février sur scène à la Dame de Canton.

C’est à l’occasion de la rencontre régionale du Prix Goncourt des Lycéens 2011 se déroulant à Paris le mois dernier, que j’ai eu l’opportunité d’interviewer David Foenkinos, nominé avec son roman Les Souvenirs. Un roman qui m’a beaucoup émue. Il n’est pas facile de parler de la vieillesse de nos proches, et David Foenkinos y est très bien parvenu, en ne négligeant aucun aspect des sentiments que cela peut engendrer en nous : tristesse, culpabilité, lourdeur de certains instants, le bonheur d’autres… L’écrivain a également traité plus largement le thème des souvenirs sous toutes ces formes.
Rencontre avec cet auteur que j’aime particulièrement. Nous sommes revenus sur certains détails du roman, et également sur son expérience du tournage de La Délicatesse, actualité oblige !

C’est en discutant avec les blogueurs avec qui je suis partie à Bruxelles ce week end, à la rencontre de Jali (on en reparlera), que je me suis aperçue à quel point j’attendais beaucoup d’un clip, et que ce n’est pas le cas de tout le monde. Il faut dire que le format concilie tout ce que j’aime : images et musique. Je donne beaucoup d’importance aux possibilités ainsi offertes : illustration en vidéo d’une chanson, un message, une poésie. Tout est permis. C’est bien plus qu’un simple format promotionnel pour moi.
Ca fait quelques temps que je n’ai pas fait de sélections… alors séance rattrapage.
Brigitte – Oh la la
Ce que j’aime : Pas de scenario précis mais une mise en scène des deux personnages dans une vie fictive à la Thema et Louise. Des images soignées et réussies aux États Unis, une épopée américaine, avec des tenues changeantes, des perruques, des multitudes d’endroits, des sourires, des moments simples, des pleurs… Un tatou sur la nuque rappelant le B de leur pochette cd. On ne s’ennuie pas et c’est tout à fait dans l’esprit de Brigitte. Leur meilleur clip à ce jour à mon sens.
Fortune – Under The Sun
Ce que j’aime : Ce sont des fragments de vie. La naissance d’une chanson. L’aube d’une nuit passée ensemble. Pas besoin de grands discours ou de grandes mises en scène. Simplement des images qui se succèdent. Depuis, qui n’a jamais écrit sur la nappe en papier d’un restaurant ?
Antoine Leonpaul – Oh Claire
Ce que j’aime : Les images pastelles. Le côté onirique avec les nuages, les rubans, les téléphones qui pendent… la penderie improvisée… le côté cendrillon avec les chaussures à la fin. Le jeu d’Antoine Leonpaul toujours à la bordure entre le côté jeune premier et humoristique, le côté sage et l’envers coquin.
Loane – Rien de Commun
Ce que j’aime : Le clip respecte totalement l’esprit de l’album et de la chanson, je crois que cela aurait été difficile de faire mieux. Le côté années 80s, les quadrillages et superpositions rythmés… Le côté « vie de nuit » de l’album est bien illustré grâce aux images devant le miroir, la tenue de soirée, le métro, le soleil levant ou couchant… Comme le lendemain d’une soirée où il faut rentrer… Très réussi !
En vrac :
Mélanie Laurent – Kiss
Après En t’Attendant pour lequel j’avais eu un véritable coup de coeur, j’allais forcément être un peu déçue par le prochain clip de Mélanie Laurent. Le principe de Kiss est bien pensé, mais je trouve qu’il ne colle pas à 100% à la chanson et le côté potes qui s’amusent ne m’a pas forcément convaincu.
Après cela reste un bon clip : les décors pastels sont sublimes, le clip a été tourné dans l’Usine de Films Amateurs de Michel Gondry et je suis contente de la présence des musiciens avec qui Mélanie Laurent partage la scène.
Interview de Mélanie Laurent
Ce condensé de 5 minutes donne un bel aperçu de l’actrice, pleine de mimiques adorables et d’anecdotes, de sa préférence à la réalisation, et de son impression pour le rôle de l’excellent Et Soudain Tout le Monde me manque. De quoi attirer, je l’espère la sympathie des plus septiques.
Julien Doré – Kiss Me Forever en acoustique
Quand Julien Doré avait interprété cette version lors de son concert privé orange au Trianon, j’étais en apnée. Comment un artiste peut lui même faire une reprise de son propre titre, actuellement en single ?! Exit la version rythmée, c’est une version douce qu’il nous a offert, donnant une autre dimension à la chanson alors plus douce. Cette version m’a littéralement conquise, fascinée et enivrée. L’effet Julien Doré pour résumer !
La publicité Evolution of Style avec la musique Somebody New de The Amplifetes
Parce que c’est la première publicité Youtube qui m’a stoché et que j’ai regardé en entier, j’adore le changement des looks, la musique efficace. Bref j’en redemande !


Loane fait parti de ces artistes que je suis depuis le début. Je me souviens de la première fois où je l’ai vu jouer pour Génération Réservoir. Elle était seule avec son piano et avait capté l’attention grâce à ses mélodies et ses textes sensibles. Quelques années après, elle sortait un premier disque chez EMI. J’avais eu le plaisir de l’interviewer à ce moment là.
Aujourd’hui, elle sort un nouvel album « Le Lendemain ». Ce titre, qui peut s’interpréter de différentes façons, représente bien toute la poésie qu’a Loane sur la vie. Cet opus se veut moins acoustique que le précédent, avec la présence du synthé, très tendance en ce moment. Ses chansons résonnent parfois en moi, comme la charismatique Boby. Dans cet album, Loane traduit un pot pourri de sentiments : l’infidélité, la solitude, la rencontre, la rupture… autant de chansons à écouter selon les circonstances. Finalement, avec Loane, on est jamais seule.
Ce que je retiens de Loane : intimidée, forte et sensible.
> Interview de Loane
> Questionnaire « Soirée Idéale »
Les apparences sont parfois trompeuses. Si je m’étais arrêtée à ce que je percevais de Jérôme Van Den Hole, je serai sans doute passer à côté. M’arrêtant sur son air de beau gosse, aux paroles légères. Mais cet auteur compositeur est bien plus que cela. Il a fait lui même les arrangements de son premier album sorti la semaine dernière. Jérôme sait ce qu’il veut, il n’aime pas les chanteurs qui se prennent au sérieux et préfère déverser ces messages avec des textes simples que tout le monde peut comprendre.
La musique de Jérôme Van Den Hole est entrainante, parfois douce, et rappelle la sonorité des 60s avec un côté crooner sur certaines chansons…
Ce que je retiens de Jérôme Van Den Hole : ne manque pas d’humour, gentleman et franc.
> Voir l’interview vidéo de Jérôme Van Den Hole

C’est en écrivant l’article pour Allomusic que je me suis rendue compte que ce n’était pas tant la rencontre avec Zazie, la star, qui m’intéressait, mais vraiment avec Zazie, l’artiste. J’avais vraiment envie de comprendre ses chansons, et pourquoi « Za7ie ». Car oui, j’ai rencontré Zazie, un bel après-midi de décembre. Le même jour où le matin j’accueillais Tom Poisson pour une session acoustique puis où je souriais face caméra pour le clip de Dantès en fin d’après-midi. Et bien, entre les deux, j’ai passé deux heures avec Zazie, juste comme ca, simplement, autour de biscuits, avec d’autres blogueurs. Oui, il y a des journées comme ca. Bien remplies. Mais je vous rassure, j’ai aussi mes journées loose, comme tout le monde. C’est justement ce quotidien si simple que Zazie arrive à retranscrire le mieux.
J’avais entendu parler du concept de son album, mais je n’avais pas eu l’occasion de l’écouter. Il faut dire que 49 titres pour se faire une idée, c’est beaucoup. J’ai fini par prendre le temps, pour préparer au mieux mes questions. Au premier EP « Ma Quête », j’ai entendu « A copier 100 fois » qui m’a tiré quelques larmes… Zazie avait réussi à retranscrire pile poil un sentiment que j’avais ressenti très fortement quelques mois auparavant. Touchée. Plus j’avançais dans l’écoute, plus je me demandais comment, quelqu’un comme elle, arrivait à rester si proche du quotidien. Voici à mon avis la réponse : c’est quelqu’un qui a tout compris, qui sait jouer avec certains avantages de la célébrité, mais qui sait aussi où sont les vraies valeurs, et ce ne sont certainement pas dans les paillettes.
J’ai découvert une facette de Zazie que je ne connaissais pas. Derrière l’apparence « artiste variét’ », il y a la musicienne, qui expérimente, réfléchit. Elle s’énerve dans les embouteillages, alors elle pense faire un album de relaxation, d’abord pour elle, qui donnera l’EP « Relaxation ». Elle se donne des challenges créatifs, comme l’idée de recycler des accords d’anciens morceaux, pour en faire du neuf dans l’EP « Recyclage ». Zazie pense les chansons comme des photos souvenirs, c’est donc en toute logique qu’elle décide d’immortaliser les voix des enfants de son entourage dans l’EP « Les Enfants ». Je trouve que c’est toutes ces idées et réalisations qui prouve toute la palette créatrice de Zazie. La chanteuse n’est pas juste un moulin à paroles et à « tubes ». C’est une artiste, une vraie, sincère.
En tout cas, si je n’étais une fan inconditionnelle de Zazie à la base, j’ai pu apprécié vraiment la personne et je ne l’écouterai plus jamais de la même façon.
Ce que je retiens de Zazie :
Simple, naturelle, a l’écoute et généreuse.




C’est toujours sympa de retrouver un artiste un ou deux ans après. Faire le point avec lui sur son évolution, voir où il en est. Être là pour le soutenir de quelque façon que ce soit.
Ce jour là, j’interviewais Medi dans son bar fétiche, chez Justine. Depuis Juin 2009, il a perdu son « Medecine Show », enregistré un disque à Los Angeles, trouvé un label en Atmosphérique. Il revient avec un single résolument pop et dansant, des images sentant bon les années 70s et les Etats-Unis. Un moment en toute simplicité dans ce bar où il aime organiser des concerts avec des amis musiciens, pour le plaisir de la musique. Ca m’a vraiment donné envie d’y aller !
Ce que je retiens de Medi : sûr de lui, passionné, accessible

QUI JE SUIS
CE QUI M’INSPIRE
Vanessa Paradis - Tu vois c’que j’vois
Non mais tu vois ce que je vois
Toute la vie devant toi
N’aies pas peur qu’elles se brûlent tes ailes
N’aies pas peur qu’elles s’emmêlent ma belle
Elles ne sont pas fragiles tes ailes, ma belle
Allez prends ton élan
Jamais ne redescends
Juste prends le vent











