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Bensé est ce genre d’artiste sans compromis, qui vit pour la musique de manière assumée et qui aime profondément le contact avec son public. Lors d’une pause déjeuner cet hiver, il m’a reçu chez lui, avec un thé, pour un ce que j’aime chez et le découvrir un peu plus autour de ces quelques questions.


Bensé et sa première guitare.  

Quel a été le déclic ?

J’ai toujours fait de la musique. A 3 ans, mon père m’a acheté une petite guitare. Mon premier concert a été à la Fête de la Musique de Nice. J’avais 15 ans et j’ai pris tellement de plaisir à être sur scène que je me suis dit pourquoi faire autre chose de ma vie que ça ?

Dans une interview, tu as dit que c’est un choix de vie que tu assumais complètement, qu’il fallait travailler et qu’en tant qu’artiste, il fallait n’avoir peur de rien. J’ai été impressionnée par cette force de conviction. Peux-tu nous en parler ?

On n’est pas des robots, on a tous des doutes et des appréhensions. Faire ce métier n’était pas une question de choix, cela s’est fait naturellement. Ce qui serait dur au quotidien pour moi serait de prendre le RER et le métro tous les jours pour aller bosser derrière un bureau. Quand on est convaincu en soi-même et grâce au retour des gens depuis tant d’années qu’on a du talent, ce serait du gâchis de ne pas essayer d’en faire sa vie. Jusqu’à présent ça marche. Quand on a le luxe de faire ce métier, ce serait vraiment un manque de respect par rapport au monde entier d’avoir peur de tenter des choses, d’essayer des collaborations, de lancer de nouvelles sonorités ou de se sentir paralyser par quoique ce soit. C’est ce que je pensais quand je parlais de cette peur là.

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Aaaah. Cabadzi. Je vous avais déjà parlé de ce que m’inspirait leurs textes. Ils crient une vérité dans laquelle je me retrouve parfois, cette lutte intérieure et face à la société. Le tout dans une jolie musicalité avec un album/objet « Des angles et des épines » magnifique, photos, paroles, typo… J’ai interviewé Lulu, chanteur et auteur du groupe. Je suis assez admirative de leur façon de vivre, d’aller au bout de leurs convictions. C’est pour ça qu’ils démarchent de petits producteurs locaux pour créer des sublimes carnets et même du vin pour accompagner l’écoute du disque. Je vous laisse jeter un oeil à la boutique… et en découvrir plus sur Cabadzi. Je suis conquise et j’ai hâte de les voir mercredi soir en concert à Saint-Eustache.

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C’était l’été. Je ne sais plus trop comment, je suis tombée sur le clip de Je Te Déteste. J’ai eu un coup de foudre instantané, entre le contraste flagrant des jolies images et les paroles, et ce rythme entêtant. J’ai ensuite guetté avec impatience la sortie de l’album Idées Blanches en Octobre dernier. Un album efficace qui m’a tout autant plu que ce premier titre, avec un gros coup de coeur pour le titre Labello. Tout semble sourire au jeune Vianney : une nomination aux Victoires de la musique, un Café de la Danse le 28 janvier complet et une nouvelle date parisienne : le Trianon le 4 juin. J’avais très hâte de le rencontrer ! En plus, d’être un bon auteur compositeur, je rajouterai que Vianney est adorable.

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Luciole est une artiste que je suis depuis son premier album. J’avais été chez elle l’année dernière pour un Ce Que j’Aime Chez. L’occasion aussi de revenir sur son joli EP “Et en attendant…”. On avait évoqué à ce moment là l’idée de faire des photos ensemble sur l’attente. Nous les avons finalement réalisé récemment. J’ai hâte de vous les montrer ! En voici un premier avant goût avec cette photo.

Luciole

J’en ai profité pour prendre de ses nouvelles : elle travaille actuellement sur son nouvel album et offre chaque mois une reprise en vidéo avec un autre artiste, Attends-moi(s). Elle sera également sur scène ce mardi 29 avril aux Trois Baudets, et si vous ne l’avez jamais vu, je vous invite vivement à la découvrir : Luciole se métamorphose sur scène et ça a quelque chose de magique. J’en avais déjà parlé ici.

Je lui ai aussi posé cinq questions que je poserai désormais aux artistes que je rencontre. Je me suis aperçue que ce que j’aimais le plus dans les interviews, outre connaître le process de travail et mieux comprendre les oeuvres, c’était écouter les conseils et retours d’expériences. Comme ces phrases positives que je compile dans mon Tumblr. J’espère que ces réponses pourront vous inspirer, vous donner du courage ou vous donneront simplement envie d’en découvrir plus sur l’artiste. J’espère que ce nouveau format d’interview vous plaira.

Quel a été le déclic ?

Je fais de la musique depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. C’était mon activité extra-scolaire depuis l’âge de 5 ans, du piano et du chant. J’ai grandi dedans et fais des projets avec mon école de musique. J’ai aussi toujours aimé écrire. J’ai décidé de tenter ma chance dans l’art et de ne pas suivre le chemin d’études que je m’étais imaginée au moment du bac. J’ai fait un bac L théâtre à Rennes et j’ai eu d’excellentes notes au bac en théâtre. Le jury m’a dit qu’il serait dommage de ne pas continuer et m’a dit d’envisager le conservatoire. Cela a été un premier déclic. Je n’allais peut-être pas être instit comme je l’avais prévu. J’avais quelque chose à tenter.
Le vrai déclic pour l’écriture s’est fait au moment où j’ai découvert le slam, dans un atelier d’écriture au lycée. Cela a été comme une libération. C’était un format beaucoup plus ouvert, il n’y avait pas forcément de rimes ou de couplets et de refrains, c’était complétement éclaté. J’ai beaucoup plus écrit. Ces deux décisions là : écrire davantage via le slam et peut-être faire de la scène mon métier ont contribué ensuite au choix de faire un premier disque, de tout laisser tomber pour aller à Paris deux ans après. J’ai creusé mon trou dans ce milieu là qui n’était pas encore très développé à l’époque. Grand Corps Malade n’était pas encore connu. De fil en aiguille… il y a eu plusieurs déclics pour en arriver là.

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J’ai été ravie en découvrant le clip de Nuit 17 à 52 de Christine and the Queens, dans un hôtel où Christine joue plusieurs rôles, à l’image du shooting que je lui ai proposé, sans le savoir, pour la sortie de son nouvel EP.

J’ai choisi de la prendre en photo au bar Le Talma de l’Hôtel Juliette pour son côté élégant et coloré qui correspondait bien à Christine.

L’occasion également de parler des messages forts qu’elle véhicule dans une pop maîtrisée et de revenir sur les titres de cet opus que je vous conseille vivement d’écouter. Je vous invite également à la découvrir sur scène ce samedi 20 juillet lors du festival Fnac Live sur le parvis de l’Hôtel de ville. C’est à  19h20 et c’est gratuit, alors profitez-en !



Tu as fait du théâtre, est ce que cela te sert sur scène ?

Je n’aurais pas pu assumer un projet solo comme celui-ci si je n’avais pas fait du théâtre avant. Quand j’arrive sur scène, je suis un un peu à froid avec le public, je n’ai pas d’instruments et je suis seule avec un nom de groupe. C’est important de savoir intéragir avec le public et de pouvoir rebondir quand il y a du répondant ou un accident technique. Le théâtre m’a appris à improviser, à me libérer et à me créer un personnage. Je suis quelqu’un de réservé mais sur scène, je suis une version de moi décomplexée.

 La chanson Kiss My Crass véhicule justement un message fort et sans complexe. Comment es-tu arrivée à composer un titre pareil ?

Cette chanson m’est venue d’un agacement face aux publicités. Les filles sont tellement propres qu’on ne voit même plus les pores de leur peau. Les magazines font énormément culpabiliser. La chose qui choque le plus aujourd’hui, c’est de parler de saleté : ne pas être épilée d’une certaine façon, d’être grosse ou d’avoir des boutons. Cette phrase, “Je sens pas très bon, ouais, mais je suis belle”, m’est venue car je trouve parfois des gens beaux, qui ne le sont pas de manière conventionnelle.
En concert, je la chante au second degré. Elle déclenche des réactions assez vives : soit un mouvement de recul, soit cela fait rire.

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Je suis fière d’être le numéro 48 du projet photo Identité de Ludovic Etienne.
J’ai eu le plaisir de le rencontrer (enfin!) lors d’un numéro spécial photo du podcast Nawaak. Ludovic participe notamment au roman photo La Michauré (si vous ne connaissez pas, courrez-y, c’est assez drôle ! ).

Lors de ce podcast, nous avions échangés sur notre passion commune et j’en étais ressortie enrichie. Je vous encourage d’ailleurs vivement à le réécouter si le sujet vous intéresse.
J’ai réalisé à cette occasion que je parle rarement de photo sur ce blog alors que cet art me fascine depuis toujours. J’en ai pris d’autant plus conscience que j’avais initialement prévu de faire une chronique sur les usages de la photo suite à l’apparition du téléphone portable dans notre quotidien et notamment de l’application Instagram. Après plusieurs recherches, je trouvais que le sujet tournait en rond. J’ai finalement préféré parler de certains coups de coeurs photographiques et il ne m’a pas fallu chercher bien loin pour trouver !
J’avais parlé de mes réflexions suite à une expo à la Maison de la Photographie, de l’émission Photo For Life (sur laquelle je reviendrai peut être plus tard ici) et le festival Circulations (dont l’édition 2013 approche à grands pas… j’ai hâte)

Parlons maintenant de la séance avec Ludo. En tant que photographe, je suis toujours curieuse de passer derrière l’objectif de confrères, plus pour voir leurs façons de faire que pour mesurer mon rapport à l’appareil.

Ludo ne donne pas de directives. Tout son projet s’appuie sur le naturel, il ne veut donc pas influencer. Il laisse aller nos émotions et notre caractère. Selon notre personnalité, il s’adapte. Dans mon cas, je ne savais pas quoi faire, à part peut-être un ou deux gestes crispés histoire de « poser ». Finalement nous avons parlé, quelques minutes pour saisir l’essentiel et laisser émaner son vrai moi. Ludo sait écouter, observer et poser les bonnes questions.
C’est d’ailleurs ce que j’aime dans l’exercice de l’interview, parler de sujets profonds et qui tiennent à coeur, comprendre quelqu’un. Des conversations qui sont une chance, que l’on n’aurait pas eu dans d’autres circonstances.
Ludo a réussi à capter en une seconde certains traits. Je me suis rarement vue aussi naturelle, à part peut être à travers une caméra.

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J’avais beaucoup aimé le premier album de Benjamin Paulin avec son sens de la formule, son air de crooner, ne quittant jamais le costume et une musique teintée des années 60s. Il était donc logique que je sois au rendez-vous pour son deuxième album intitulé « 2« . Il y a quelques mois sortait une version maxi (avec remixes donc) du titre Variations de Noir. Le clip présentait trois actrices, Zoé Felix, Rossy De Palma et Hafsia Herzi, écoutant le morceau en noir et blanc, de manière sobre et épurée. Le ton était donné, le nouvel album serait résolument différent du premier.

J’ai eu l’occasion de discuter autour d’un café avec Benjamin Paulin afin de mieux comprendre cet album qui montre une nouvelle facette de son talent, tant dans l’approche musicale que dans les textes.

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C’est pour écrire la chronique Nouveauté du Jour consacrée à Barbara Carlotti sur Radio Néo que j’ai glissé son troisième album « L’Amour, L’Argent, Le Vent » dans ma platine. Un album doux, rythmé, teinté des voyages qui l’ont inspirés, des nuits durant lesquelles elle a composé et des rythmiques des années 80s. J’ai eu un coup de cœur immédiat pour le titre Occupe-Toi de Moi et j’ai mis un peu plus de temps à en aimer certains autres. C’est en tout cas un album que j’aime beaucoup et j’ai eu l’opportunité de discuter de sa genèse avec Barbara Carlotti, lors d’une après midi promo à l’Express Bar.

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J’ai découvert La Demoiselle Inconnue, en première partie de Lisa Portelli au Zèbre de Belleville en mai dernier. Au milieu de quelques accessoires, seule avec sa guitare, entre humour et émotion, elle chantait des mots criant de vérité. J’étais suspendue à ses lèvres, avec sourire parfois, le cœur serré le reste du temps. J’étais repartie avec un badge « Je connais la Demoiselle Inconnue » (préférant cette version à « Inconnue mon cul ! ») en me promettant d’en apprendre plus sur elle ensuite.

C’est désormais chose faite puisqu’on s’est retrouvé un bel après midi hivernal à l’Art Brut, un bistro très convivial, autour d’un bon vin chaud, le premier de l’hiver pour moi, pour parler de ses jolis projets. Entre métaphores amoureuses et digressions, on a passé un joli moment que je vous fais partager. J’espère que cela suffira à vous convaincre d’écouter La Demoiselle Inconnue, ou mieux, aller la voir ce mardi 7 février sur scène à la Dame de Canton.

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C’est à l’occasion de la rencontre régionale du Prix Goncourt des Lycéens 2011 se déroulant à Paris le mois dernier, que j’ai eu l’opportunité d’interviewer David Foenkinos, nominé avec son roman Les Souvenirs. Un roman qui m’a beaucoup émue. Il n’est pas facile de parler de la vieillesse de nos proches, et David Foenkinos y est très bien parvenu, en ne négligeant aucun aspect des sentiments que cela peut engendrer en nous : tristesse, culpabilité, lourdeur de certains instants, le bonheur d’autres… L’écrivain a également traité plus largement le thème des souvenirs sous toutes ces formes.

Rencontre avec cet auteur que j’aime particulièrement. Nous sommes revenus sur certains détails du roman, et également sur son expérience du tournage de La Délicatesse, actualité oblige !

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QUI JE SUIS


Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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