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La semaine dernière avait bien commencé. J’étais lancée plus que jamais pour l’écriture du blog et puis, il y a eu ces tragiques événements. Je suis passée par plusieurs phases, abasourdie, triste, angoissée et l’envie de vivre tout de même. Cela a fait écho aussi à des choses plus personnelles, me donnant envie de sortir des tiroirs un projet que j’ai depuis longtemps. Dimanche, voir tous ces gens dans la rue, ça a fait du bien. Témoigner de notre ressenti, être là, c’était important. Mais continuer de vivre, sans oublier, l’est tout autant. Les réseaux sociaux ont été suspendus, plongés au coeur de l’actualité tandis que dehors, cela continuait tout de même à vivre. Comme si, parler d’autres choses sur les réseaux sociaux était malvenu. Cette culpabilité ambiante m’a un peu gênée, même si cette solidarité spontanée était belle à voir.

Finalement je me dis que vous parler aujourd’hui d’un film qui est une ode à la vie fait sens. Mardi dernier, je suis allée voir Les Souvenirs en projection presse. D’ailleurs, il faudra qu’on m’explique pourquoi l’ambiance est toujours glaciale dans ces conditions-là. Ce n’est pas parce qu’on est là pour le boulot, qu’on est obligé d’être blasé. C’était mon premier cinéma de l’année, et c’était parfait. Je porte toujours un intérêt certain au premier film que je vois au début de l’année. Il faut qu’il soit beau et inspirant. C’était le cas pour celui-ci.

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Pas mal de vidéos m’ont marquée ces dernières semaines.

D’abord gros coup de coeur pour la chanson Jour 1 composé par Patxi pour Louane (ayant participée à The Voice). J’ai de suite adhéré au texte, à l’interprétation et à la fraîcheur qui se dégage de la chanson et du clip. Il y a comme un petit parfum de Margaux Avril, avec la poésie de Christine and The Queens, qui elle aussi compte les jours dans une relation amoureuse. On se souvient de Nuit 17 à 52.

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« Blonde« . Tel est le titre du nouvel album que Coeur de Pirate nous présentait lundi soir au Silencio, le club crée par David Lynch. Blonde, comme la couleur de ses cheveux retrouvée, comme un retour au source, comme à ses débuts. Quel qu’en soit la raison, le lieu était tout trouvé puisque tout est doré et noir comme sur la pochette de son opus à paraître le 14 novembre.

Exit Coeur de Pirate cachée derrière un grand piano, elle assume son rôle de chanteuse, un synthé à portée de main, grâce à ses musiciens. Nul doute que les collaborations qu’elle a fait entre les deux albums l’ont marquée. Je retrouve le côté nostalgique que j’aimais tant dans Armistice. D’ailleurs Jay Malinowski, qui formait avec elle ce duo, l’accompagne sur un titre de l’album : Loin d’ici, et en français, s’il vous plait ! L’opus commence par le titre Lève Les Voiles, qui est une chorale. Je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir un rapport « biblique » avec sa reprise de Voilà Les Anges pour Nouvelle Vague.

Même si Coeur de Pirate parle beaucoup de ses amours malmenés, certaines chansons donnent une furieuse envie de danser. Elle a d’ailleurs essayé de nous faire bouger, bras dessus, bras dessous avec nos camarades de concert. La canadienne nous a livré quelques ballades aux arrangements plus épurés, comme Cap-Diamant et la très attendu Place de la République, entendue lors de nombreux concerts, notamment en première partie de Julien Doré à l’Olympia pour ma part. C’est une de mes chansons préférées, alors j’étais en apnée quand elle l’a interprété devant nous. J’ai adoré les arrangements qui lui ont été donné. Les percussions et le violon renforcent cette histoire qui l’a rendu bien triste, un soir Place de la République – oui je connais les paroles par coeur.

J’aime tout l’album avec quelques préférences notamment pour Verseau et Saint Laurent. On la sent d’ailleurs beaucoup partagée entre ces ailleurs et son Montréal natal. La palme revient tout de même à Golden Baby, un vrai hit en puissance, au synthé année 80s. Un vrai coup de coeur.

Une excellente soirée donc dans un endroit qui valait le coup d’oeil. Je ne suis pas prête d’oublier les interminables marches noires menant au Silencio, ainsi que les différentes salles au plafond bas, aux multiples recoins. Un parfait décor pour un film Lynchéen. Magique.

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Si le nom de Jacno ne vous dit rien, c’est le moment de vous rafraichir la mémoire. C’est lui qui a composé avec sa compagne de toujours, Elli Medeiros, le célèbre Amoureux Solitaires de Lio. C’est aussi à lui qu’on doit la musique entêtante, Rectangle, en fond des pubs Nesquick des années 80s avec le regretté Grosquick.

Je me suis rappelée de lui l’année dernière quand j’ai écouté la reprise de Anne Cherchait l’Amour par Julien Doré sur le cd « Couleurs sur Paris » de Nouvelle Vague. L’originale était pleine de synthé, reflet des années 80s et de la tendance qui plane aujourd’hui dans la nouvelle scène française. En résumé, tout ce que j’adore. Peu de temps après, j’apprenais qu’un CD hommage allait sortir « Jacno Future« , j’avais hâte de le découvrir !

A l’occasion de la sortie de l’album, Jean Charles de Castelbajac nous a invité dans son showroom pour nous parler de son grand ami Jacno. JC de Castelbajac s’est impliqué fortement dans le projet, notamment en créant la pochette du disque, une peinture réalisée à partir d’une photo. L’émotion était au rendez-vous. C’est toujours touchant d’entendre quelqu’un nous raconter une personne qu’il a connu. C’est comme si elle prenait vie sous nos yeux, cela prend une autre dimension. J’ai été profondément touchée. Il nous a conté la première fois qu’il a vu Jacno à la télé, et comment il s’est retrouvé à élaborer un costume pour son passage avec Elli à l’Olympia. Le créateur avait choisi un costume rouge, avec une partie argenté pour donner un côté rétro futuriste, directement inspiré de Flash Gordon. A l’époque, la mode était beaucoup trop dans le glamour et JC de Castelbajac était intéressé par l’idée du trouble présente dans la musique, c’est pourquoi il aimait faire des ponts entre cet univers et son travail. C’était une génération qui avait besoin de se mettre en danger pour créer. Denis, comme il l’aime à l’appeler, était situé entre ce processus de création et son éducation traditionnelle, toujours entre les deux, se cachant derrière des pseudos.

Après ce portrait de Jacno, Calypso, sa fille, et Jean Christophe Thiéfine, directeur artistique, sont venus nous présenter le projet. La mort du chanteur en 2009 n’a pas fait assez de bruit aux goûts de ses proches et ils voulaient lui rendre hommage. Des artistes ayant déjà travaillé avec Jacno, ou dans sa lignée, ont été approchés pour participer à ce disque, sans appel d’offres délibéré afin d’éviter les frustrations. Toutes les personnes contactées ont répondues et avaient totale liberté dans leur choix et arrangements. Le duo Home, constitué de Benjamin Biolay et Chiara Mastroianni, s’est reformé pour l’occasion, leur donnant même l’envie de continuer à collaborer. Dominique A a tout réalisé, seul, dans son studio, livrant ainsi une des meilleures reprises de l’album. Alex Beaupain a repris Tes Grands Yeux Bleus en le mettant à la sauce 80s tel que Jacno l’aurait conçu à ses débuts. Calypso, quant à elle, a prêté sa voix sur Amoureux Solitaires suite à la proposition d’Etienne Daho. Ce rôle n’était pas facile mais pensant que son père aurait adoré, elle a même accepté d’apparaître dans le clip.

Autant d’anecdotes permettant de découvrir les coulisses du projet et de cerner un peu plus le grand compositeur qu’était Jacno. JC de Castelbajac nous a reçu chaleureusement et avec simplicité. Je suis repartie émue, avec l’intime conviction que l’oeuvre de Jacno perdurera encore longtemps notamment grâce à ce disque revisité aux couleurs d’aujourd’hui.

Sachez qu’une édition spéciale fnac existe avec un ou deux morceaux exclusifs et un livret contenant des interviews des artistes.

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C’est en discutant avec les blogueurs avec qui je suis partie à Bruxelles ce week end, à la rencontre de Jali (on en reparlera), que je me suis aperçue à quel point j’attendais beaucoup d’un clip, et que ce n’est pas le cas de tout le monde. Il faut dire que le format concilie tout ce que j’aime : images et musique. Je donne beaucoup d’importance aux possibilités ainsi offertes : illustration en vidéo d’une chanson, un message, une poésie. Tout est permis. C’est bien plus qu’un simple format promotionnel pour moi.

Ca fait quelques temps que je n’ai pas fait de sélections… alors séance rattrapage.

Brigitte – Oh la la
Ce que j’aime : Pas de scenario précis mais une mise en scène des deux personnages dans une vie fictive à la Thema et Louise. Des images soignées et réussies aux États Unis, une épopée américaine, avec des tenues changeantes, des perruques, des multitudes d’endroits, des sourires, des moments simples, des pleurs… Un tatou sur la nuque rappelant le B de leur pochette cd. On ne s’ennuie pas et c’est tout à fait dans l’esprit de Brigitte. Leur meilleur clip à ce jour à mon sens.

Fortune – Under The Sun
Ce que j’aime : Ce sont des fragments de vie. La naissance d’une chanson. L’aube d’une nuit passée ensemble. Pas besoin de grands discours ou de grandes mises en scène. Simplement des images qui se succèdent. Depuis, qui n’a jamais écrit sur la nappe en papier d’un restaurant ?

Antoine Leonpaul – Oh Claire
Ce que j’aime : Les images pastelles. Le côté onirique avec les nuages, les rubans, les téléphones qui pendent… la penderie improvisée… le côté cendrillon avec les chaussures à la fin. Le jeu d’Antoine Leonpaul toujours à la bordure entre le côté jeune premier et humoristique, le côté sage et l’envers coquin.

Loane – Rien de Commun
Ce que j’aime : Le clip respecte totalement l’esprit de l’album et de la chanson, je crois que cela aurait été difficile de faire mieux. Le côté années 80s, les quadrillages et superpositions rythmés… Le côté « vie de nuit » de l’album est bien illustré grâce aux images devant le miroir, la tenue de soirée, le métro, le soleil levant ou couchant… Comme le lendemain d’une soirée où il faut rentrer… Très réussi !

En vrac :
Mélanie Laurent – Kiss
Après En t’Attendant pour lequel j’avais eu un véritable coup de coeur, j’allais forcément être un peu déçue par le prochain clip de Mélanie Laurent. Le principe de Kiss est bien pensé, mais je trouve qu’il ne colle pas à 100% à la chanson et le côté potes qui s’amusent ne m’a pas forcément convaincu.
Après cela reste un bon clip : les décors pastels sont sublimes, le clip a été tourné dans l’Usine de Films Amateurs de Michel Gondry et je suis contente de la présence des musiciens avec qui Mélanie Laurent partage la scène.

Interview de Mélanie Laurent
Ce condensé de 5 minutes donne un bel aperçu de l’actrice, pleine de mimiques adorables et d’anecdotes, de sa préférence à la réalisation, et de son impression pour le rôle de l’excellent Et Soudain Tout le Monde me manque. De quoi attirer, je l’espère la sympathie des plus septiques.

Julien Doré – Kiss Me Forever en acoustique
Quand Julien Doré avait interprété cette version lors de son concert privé orange au Trianon, j’étais en apnée. Comment un artiste peut lui même faire une reprise de son propre titre, actuellement en single ?! Exit la version rythmée, c’est une version douce qu’il nous a offert, donnant une autre dimension à la chanson alors plus douce. Cette version m’a littéralement conquise, fascinée et enivrée. L’effet Julien Doré pour résumer !

La publicité Evolution of Style avec la musique Somebody New de The Amplifetes
Parce que c’est la première publicité Youtube qui m’a stoché et que j’ai regardé en entier, j’adore le changement des looks, la musique efficace. Bref j’en redemande !

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Dans la série ils n’ont rien révolutionné mais il y a un je ne sais quoi qui fonctionne. Un peu comme au théâtre où on prend trois accessoires pour vous planter un décor.

Julien Doré, dans une banlieue belge, avec des danseurs torse nus et des chiens, nous présente son nouveau single Kiss Me Forever . Sur Allomusic, j’explique ma théorie selon laquelle le fil conducteur de la discographie de Julien Doré serait en fait les animaux.

Yelle nous parle aussi d’animaux (muahah). Pour la sortie de son nouvel album, elle revient avec non pas un single mais deux, d’où un double clip… en un ! J’ai eu un vrai coup de coeur pour le deuxième Que Veux-Tu. Sa nouvelle coiffure lui va à merveille, dans le genre branché, de la couleur et des vêtements en veux-tu en voilà. Univers visuel un peu barré mais réussi ! Du coup ca se tient.

Un tit dernier sans animaux mais avec un côté qui ne se prend pas aux sérieux, des 70s et toujours un côté James Bond, pour une de mes chansons préférées de Benjamin Paulin : Le Déserteur. Il m’avait confié lors de son interview, qu’il déserte en fait du débat public, car il pense qu’on ne se pose pas les bonnes questions. Au lieu de se poser, réfléchir et agir. On crée de faux débats trop vite… et du coup on ne résoud pas le fond du problème. A méditer. Bon week end !

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J’aime la voix de Coeur de Pirate, que cela soit seule, en duo avec Julien Doré ou avec Nouvelle Vague. Même si j’ai écouté Place de la République en boucle, seul morceau qui ne figure pas sur son premier album, je commençais à sentir les limites de ce premier opus bien trop joué et exploité. Je me demandais comment la chanteuse allait rebondir et quelles allaient être ses nouvelles compositions. Je ne me suis finalement pas posée la question longtemps puisque la réponse m’est tombé dessus un matin avec une invitation à découvrir le nouveau projet musical de Béatrice Martin et Jay Malinowski, chanteur du groupe canadien Bedouin Soundclash : Armistice. Ce nom résonne comme une trêve entre deux carrières ou comme une allusion à ce qui se passe dans un couple : « Des fois, c’est difficile de revenir en arrière et de laisser tomber certaines choses » confie Béatrice.

La complicité entre les deux protagonistes est palpable que cela soit à l’écran ou lors de leur showcase à Paris chez Carmen. Un endroit magnifique et hors du temps comme seul Paris peut nous offrir dans ses recoins cachés, réservés aux connaisseurs.

Leur musique a un goût de voyage, de complicité et d’histoires d’amour. J’aime leurs rythmes un peu country qui nous embarquent dans un univers cinématographique. A nous d’en poser les images et d’inventer notre propre film. Je les ai vu jouer il y a quelques semaines et c’est pourtant maintenant que j’ai envie de les écouter en boucle…
Si la session du hiboo propose de les voir jouer en pull casual dans les rues de Paris, j’aime la version habillée et mise en scène de leur clip.

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Depuis quelques années déjà, j’entends parler de Nouvelle Vague sans connaitre réellement. La sortie du nouvel album le 8 novembre me donne l’occasion de réparer cette lacune.

Nouvelle vague est le projet d’Olivier Libaux et de Marc Collin. Le principe : reprendre les titres de la New Wave (vous avez compris le jeu de mot sur le nom du groupe maintenant ?) et les mettre a la sauce Bossa Nova.

Pour ce nouvel album « Couleurs sur Paris », ils reprennent des vieux tubes français oubliés, ou presque, des années 80, le tout interprété par notre nouvelle scène française.

C’est avec plaisir que j’ai pu découvrir des titres de ces années là que je ne connaissais pas, et il faut avouer que ces reprises leur donnent un sacre coup de neuf ! Et comme en plus on y retrouve mes chouchous, le plaisir est d’autant plus grand.

Les titres initialement chantés par des hommes sont chantés par des femmes et vice versa. Une bonne initiative.

Les surprises

• Entendre Coeur de Pirate sur autre chose que du piano. On est pas habitué mais il faut dire qu’avec sa voix enfantine, chanter « Voila Les Anges » ça ne pouvait être que pour elle !

« Amoureux Solitaires » en douceur sans les synthé avec l’accent cute à souhait de Hugh Coltman, c’est un sacré changement et c’est réussi !

• La participation de Soko. Certains d’entre vous ne la connaisse pas, mais elle avait fait sensation sur la scène parisienne, promise à un bel avenir, elle avait disparu du jour au lendemain. Elle chante « Dandy Dandy » toujours avec un air de cow boy.

Les coups de cœur

« Anne Cherchait l’Amour » par Julien Doré. (initialement chanté par Jacno, riche découverte d’ailleurs). Parce que Julien peut chanter n’importe quoi, c’est toujours magnifique.

• « Week end a Rome » par Vanessa Paradis. C’est là que je me suis dit que quand même, elle a des purs talents d’interprétation.

« 2 People In A Room » avec Cocoon, leur douceur et leur côte folk. Sans conteste l’une de mes préférées de l’album !

Les classiques sans surprises

• « Marcia Baila » par Adrienne Pauly et « Mala Vida » par Olivia Ruiz. Les deux morceaux leur collent à la peau.

• A noter les titres par Emily Loizeau, Mareva Galanter et Coralie Clément qui s’accordent à merveille.

La déception

• « L’aventurier » par Helena Noguerra et Louis Ronan Choisy. Je déteste cette interprétation, c’est le seul titre raté de l’album pour moi.

Du sexe ! ( ben oui il faut vendre)

• « Ophélie » par Yelle. Yelle s’en sort bien. Après j’avoue que les paroles me dérangent un peu. La zoophilie c’est pas mon truc.

• « Déréglée » par l’espiègle Mélanie Pain.

• « Putain Putain » par la voix oscillante de Camille.

Il faut reconnaitre que cet album a été bien travaillé et les attributions et choix des chansons judicieusement fait. Un très bon album pour tous les amateurs de musique française. Un beau cadeau de Noël en perspective. Je dis ça. Je dis rien.

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Julien Doré en parle sans ses chansons et Frédéric Beigbeder dans ses livres : « Il sort souvent seul. Les mondains sont des êtres solitaires perdus dans une abondance de connaissances floues. Ils se rassurent à coups de poignées de mains. Chaque nouvelle bise est un trophée. Ils se donnent une illusion d’importance en saluant des gens célèbres, alors qu’eux-même ne fichent rien de leurs dix doigts. » (extrait de « L’amour dure trois ans »). Voilà un soir de plus où je ferai ma Rémi (en référence à « Rémi sans famille »). Il faut dire que j’avais prévu d’y aller avec quelqu’un, qui a annulé au dernier moment. Comme souvent. Alors je propose à d’autres : les uns sont pris, d’autres pas intéressés… A croire que ma compagnie ne suffit pas toujours. Comme je n’aime pas courir après les gens, je renonce parfois à la soirée, ou je finis par y aller seule. C’est donc le cas ce soir. Les macarons et le champagne ne suffisent pas à me consoler mais je fais quelques bises et rencontre des gens dont j’admire le travail. C’est agréable de pouvoir parler avec eux et de mettre des visages sur des noms.

On est tous là pour en savoir plus sur le nouvel album d’Elodie Frégé. Le moment de la découverte arrive et l’émotion me submerge. C’est souvent à ce moment précis que je me dis que j’ai bien fait de venir. Je suis touchée par ses explications de textes, son naturel et sa simplicité. J’admire les artistes, d’abord pour l’émotion qu’ils nous apportent, car elles nous accompagnent et nous grandissent, mais aussi pour le courage qu’ils ont d’exprimer ce qu’ils ressentent au fond d’eux, sans pudeur aucune. J’écoute avec attention ses textes torturés qui appuient toujours sur la corde sensible avec de jolies mélodies. Elle évoque deux films qui ont pu l’inspirer : « Belle de Jour » (que je viens d’acquérir !) et « Cléo de 5 à 7« . Elle parle aussi de sa volonté d’écrire uniquement dans les moments où le besoin s’en ressent et de ne pas se forcer à écrire. Chose que je peux très bien comprendre… On y est. Je réalise soudain que j’aime les artistes pour leurs œuvres, les discussions autour de leur processus de création et les aider à se faire connaître… mais au fond, ce qui me pousse à tout cela c’est que j’aimerai être comme eux : pouvoir m’exprimer par la photo, le collage ou l’écriture… Franchir le pas. J’y travaille mais encore trop timidement. Les pensées s’envolent et je reviens à la réalité. J’ai alors envie d’écouter le nouvel album d’Elodie Frégé en entier, et éventuellement d’organiser quelque chose autour de sa sortie… Je songe à rentrer chez moi et je n’ai qu’une envie : que quelqu’un m’y attende. On aspire tous à la même chose finalement, non ? ce besoin d’être aimé…

Artwork réalisé il y a longtemps sur la chanson « Je te dis non » d’Elodie Frégé. Elle m’avoua d’ailleurs que c’est à partir de cette chanson qu’elle a pu faire ce qu’elle voulait.

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La vision, en chansons, de notre capitale par les artistes d’aujourd’hui. (article écrit pour Allomusic)

Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, Paris ne laisse pas indifférent. La ville inspire de plus en plus la nouvelle scène française. Voici un florilège des titres que nous offrent certains chanteurs, entre déclaration d’amour et dénonciation de l’agitation perpétuelle.

Ceux qui n’aiment pas Paris :

Si Thomas Dutronc évolue dans la musique depuis son plus jeune âge, c’est tardivement qu’il se met sous les feux des projecteurs en sortant l’album « Comme un manouche sans guitare« , en 2007 ; celui-ci deviendra même Disque d’or. Sur les ondes, retentit alors le single J’aime plus Paris, dans lequel le chanteur dresse les défauts de la capitale : trop de stress, trop de monde, trop de grisaille… Pour tout vous dire, et il ne s’en cache pas, Thomas préférerait vivre sur l’île de beauté : la Corse.

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Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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