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J’ai été ravie en découvrant le clip de Nuit 17 à 52 de Christine and the Queens, dans un hôtel où Christine joue plusieurs rôles, à l’image du shooting que je lui ai proposé, sans le savoir, pour la sortie de son nouvel EP.

J’ai choisi de la prendre en photo au bar Le Talma de l’Hôtel Juliette pour son côté élégant et coloré qui correspondait bien à Christine.

L’occasion également de parler des messages forts qu’elle véhicule dans une pop maîtrisée et de revenir sur les titres de cet opus que je vous conseille vivement d’écouter. Je vous invite également à la découvrir sur scène ce samedi 20 juillet lors du festival Fnac Live sur le parvis de l’Hôtel de ville. C’est à  19h20 et c’est gratuit, alors profitez-en !



Tu as fait du théâtre, est ce que cela te sert sur scène ?

Je n’aurais pas pu assumer un projet solo comme celui-ci si je n’avais pas fait du théâtre avant. Quand j’arrive sur scène, je suis un un peu à froid avec le public, je n’ai pas d’instruments et je suis seule avec un nom de groupe. C’est important de savoir intéragir avec le public et de pouvoir rebondir quand il y a du répondant ou un accident technique. Le théâtre m’a appris à improviser, à me libérer et à me créer un personnage. Je suis quelqu’un de réservé mais sur scène, je suis une version de moi décomplexée.

 La chanson Kiss My Crass véhicule justement un message fort et sans complexe. Comment es-tu arrivée à composer un titre pareil ?

Cette chanson m’est venue d’un agacement face aux publicités. Les filles sont tellement propres qu’on ne voit même plus les pores de leur peau. Les magazines font énormément culpabiliser. La chose qui choque le plus aujourd’hui, c’est de parler de saleté : ne pas être épilée d’une certaine façon, d’être grosse ou d’avoir des boutons. Cette phrase, “Je sens pas très bon, ouais, mais je suis belle”, m’est venue car je trouve parfois des gens beaux, qui ne le sont pas de manière conventionnelle.
En concert, je la chante au second degré. Elle déclenche des réactions assez vives : soit un mouvement de recul, soit cela fait rire.

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Ce qu’il faut savoir c’est que tout ce que dit Marine Baousson dans son spectacle est vrai. Ou presque. En tout cas, elle est bien originaire de Bretagne, elle a bien travaillé à Naturalia et Léo et Popi ne sont pas des personnages tout droit sortis de son imagination. Marine Baousson a également fait le conservatoire, et çà se voit. Des talents de comédienne elle en a. Elle n’hésite pas à mimer toutes sortes de personnages pour illustrer ses propos, et nous emporte avec elle dans ses pensées.

Jolie découverte donc, car je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en allant voir Marine et il n’est pas toujours évident d’adhérer au ton d’une humoriste du premier coup. J’ai eu le sourire aux lèvres et j’ai ri de bon coeur à certaines blagues. Je suis ressortie légère grâce à son concentré de bonne humeur.

Marine fait partie de cette nouvelle génération d’humoristes fraîche, incisive et girly. Auteur de son spectacle, elle collabore également avec d’autres artistes pour sa mise en scène. Elle a fait appel à Hélène Lebecque pour les mobiles et a invité plusieurs artistes à faire des reprises de Ma Benz de NTM (bien avant le succès de Brigitte) dont Chat et Luciole entre autres. Elle n’hésite pas à saluer tout ce petit monde à la fin de son spectacle et aimant les jeunes talents, je ne peux qu’apprécier cette initiative.

Marine Baousson est en ce moment à la Comédie des Trois Bornes tous les mardis à 19h précise, je vous invite donc à aller l’applaudir.

Voici un extrait du spectacle filmé par Madmoizelle

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J’ai le plaisir aujourd’hui de vous présenter l’intérieur de la chanteuse Luciole, qui, à l’image de ses chansons est plein de poésie. On sent un amour d’antan, des rêves plein la tête et le coeur accroché à la vie.

Il faut que vous sachiez que je suis ressortie enchantée de son concert à la Manufacture Chanson. Luciole était vêtue d’une une robe bleu marine, le rouge aux lèvres et des paillettes sur les yeux. Elle resplendissait. Luciole se métamorphose quand elle chante et elle a le pouvoir de nous emporter avec elle. Suspendue à ses mots pendant ce tour de chant, j’ai rêvé et revisité l’attente à travers ses chansons et ses reprises. Le temps s’est arrêté lors de son duo avec Chat sur J’attendrai de Dalida et mon coeur a vacillé sur Attends ou Va-t-en initialement interprété par France Gall. Intime, chaud, doux et touchant.

Luciole fait parti de ses artistes qu’il faut avoir vu en concert pour pouvoir apprécier à leur juste valeur les chansons. Je vous invite donc à écouter son EP « Et en Attendant.. » mais surtout d’aller la voir sur scène.
Elle se produit le 24 Janvier à la Bellevilloise (déjà complet), le 29 à l’Olympia en première partie d’Oldelaf et le 22 février pour la finale du Prix Georges Moustaki à l’Amphithéâtre du Centre Malesherbes de l’Université Paris-Sorbonne.

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Quand j’étais petite, le dimanche matin avait une saveur particulière. Quand je ne regardais pas les dessins animés et que ma mère était occupée, je me glissais dans sa chambre pour écouter ses vinyles. Il y avait un tiroir plein et je faisais ma propre sélection. J’éliminais d’office ceux en anglais, ne maîtrisant pas encore la langue. J’écoutais en boucle les disques qui me plaisaient le plus. Voilà sans doute d’où vient ce goût à dénicher les jeunes talents, en particulier ceux de la nouvelle scène française.
J’ai ainsi découvert des trésors cachés de pop légère que j’avais plaisir à chanter devant le miroir. Quand je retombe parfois sur des titres qui me font penser à ces moments entraînants, un embrun de nostalgie remonte à la surface avec une envie de danser. Voici aujourd’hui quelques morceaux qui en sont le parfait exemple.

Mareva Galanter parodie avec tendresse les yéyés dans sa chanson Pourquoi Pas Moi. Les paroles sont amusantes, le rythme entraînant et j’adore les tenues 60s du clip.

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Christine danse sur scène, orchestrée par Héloïse (de son vrai nom) dans l’ombre, sous les influences d’une de ses Queen : Mac Abbey, à moins qu’il ne s’agisse de Miséricorde. Voilà comment on pourrait interpréter le clip de Narcissus is Back de Christine and the Queens.

Christine aime la danse, les smockings, Michael Jackson, le rouge à lèvre et les paillettes. Sous les projecteurs, Christine n’a pas peur et ose se produire sur scène, seule, son ordinateur diffusant des rythmes électro. Christine chante de sa voix suave et danse, habitée par ses inspirations : les Queens, ces travestis londoniens qui lui ont donné l’envie de cette pop autant sonore que visuelle.

Christine and the Queens est l’une des lauréates du Fair 2013, association au démarrage de 15 artistes par an, dont j’ai l’honneur d’être partenaire cette année pour suivre cette artiste talentueuse.

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Les concerts en appartement ont la cote (comme le démontre cet article de Métro). Amandine Bourgeois présentait vendredi soir son nouvel album qui sort ce lundi, « Sans Amour, Mon Amour » lors de la soirée privée Rock the Casbah. Le principe ? Un appartement, open champagne ou cocktails, buffet dinatoire avec la présence d’un ou deux artistes pour la soirée. Vendredi soir, il s’agissait donc d’Antoine Léonpaul et d’Amandine Bourgeois . L’accès est ouvert à tout le monde dans la limite des places disponibles. Quand on voit le prix d’entrée, j’étais bien contente d’être invitée ce soir-là !

La soirée est bien organisée : accueil sur liste, il y a même des vestiaires ! Le seul bémol : le dessert a été servi pendant le concert, entre manger et danser, il faut choisir. Mais parlons plutôt de ce qui nous intéresse réellement… la musique.

Antoine Léonpaul a ouvert le bal, avec une formation réduite. Cela changeait de son concert aux Trois Baudets, mais avec son musicien et une boîte à rythme, on a retrouvé l’esprit de ses chansons. Du clavier à la guitare, Antoine Léonpaul alternait entre morceaux rythmés et tristes. On a voyagé en 1975, écouté ses singles Oh Claire & Un Autre Homme et chanté sur Parce Que. J’ai attendu la chanson Voilà Pourquoi, ma préférée, mais il ne l’a pas joué. Il m’a promis ensuite qu’il commencerait par celle-ci la prochaine fois.

Amandine Bourgeois est arrivée avec ses longs cheveux blonds et sa robe bleue assortie à la guitare paillette de son voisin. Pas moins de six musiciens pour accompagner la chanteuse : clavier, batterie, guitare, basse et cuivres (trombone, saxophone et flûte traversière, parfois jouée par Amandine Bourgeois elle-même).
L’orchestration et l’énergie d’Amandine suffisent à emporter le public dès la première chanson. Les rythmes sont entrainants et le timbre de voix d’Amandine toujours à couper le souffle. Les paroles parlent d’amour et de travail : populaires et qui ne révolutionnent rien, c’est pourquoi j’ai une préférence pour son titre anglais (Black Out). Les airs sont cependant efficaces et restent en tête. Le duo Incognito, interprété ici avec son guitariste, Guillaume Soulan est aussi une des révélations de la soirée, me rappelant le projet Armistice avec la chanteuse Coeur de Pirate. A son set, Amandine Bourgeois ajoute également une reprise d’Amy Winehouse et son tout premier single L’Homme de la Situation.
Ce nouvel album « Sans Amour, Mon Amour » est à l’image de son single, calibré pour le succès.

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Cette semaine, j’ai été tour à tour blogueuse, figurante, patiente, élève, interviewée, chroniqueuse, spectatrice, patiente encore et organisatrice. Autant dire que je ne suis pas mécontente que la semaine soit finie.

Place au divertissement.

Autant parler tout de suite de mon coup de coeur de la semaine : le clip Rien d’Elephant. Je vous avais déjà parlé du groupe ici, et j’ai aussi parlé d’eux dans la nouveauté du jour sur Radio Néo. Ils nous avaient teasé tout l’été avec l’annonce d’un nouveau clip. J’avoue que cela valait la peine d’attendre. Ils sont beaux, leur chanson est fraîche et il y a une pluie d’images soignées remplies de bonne humeur, comme j’aime. Bref, un coup de coeur, quoi ! Ils seront en concert les 14 décembre et 25 janvier à Paris, alors ne les ratez pas !

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J’avais eu un gros coup de coeur musical pour le titre Hello de Martin Solveig. Cette fois, c’est pour son clip Big In Japan. Je fonds pour l’univers japonais superbement retranscrit, pour le délire du tennisman conservé jusqu’au bout et la présence bonus de Mélanie Laurent. Tout est dit, place à la vidéo.

On reste dans la vibe électro avec Yuksek et le clip Always On A Run. Cette jeunesse en mouvement, capturée dans une ambiance vintage m’a rappelé le travail de Diane Sagnier que j’aime particulièrement. Donc je n’ai pu qu’adhérer !

Elle est belle. Elle est envoûtante. Le coup de foudre est survenu lorsque je l’ai vu sur scène en première partie de Loane à la Boule Noire, j’avais été subjuguée (non je n’en fais pas trop ! ). Mina Tindle vient de sortir un EP, que j’ai bien évidemment adoré. Dans son clip To Carry Many Small Things, on la retrouve pleine de grâce, égal à mon souvenir. Un album est prévu pour début 2012, je serai bien sur présente au rendez-vous !

Même si le projet de Jérôme Van Den Hole est bien plus sérieux qu’il n’y parait, il sait aussi se représenter avec humour. Cette vidéo de Boum Boum est complétement inattendue et très réussie. On y retrouve le chanteur avec son look de premier de la classe, entourée de deux équipes asiatiques qui s’affrontent au karaoké.

A écouter cette semaine :

  • La chanson la plus reprise du moment : Video Games de Lana Del Rey, d’abord par Claire Denamur puis par Kasabian.
  • Claire Denamur dans le meilleur de sa forme, habitée pour une reprise de Hound Dog. Je ne suis pas prête d’oublier ce moment endiablé au Café de la Danse.
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Charles-Baptiste a décidé de se présenter autrement. Il se proclame lui même chanteur de variété. Avouez que ce n’est pas commun. Mais voilà, le chanteur assume les ballades qu’il joue au piano.

Il a eu l’idée de faire développer une application facebook appelée « Chanteurs de France » pour présenter ses influences. Douze chansons saisies en vidéo qu’il réinterprète avec son fidèle instrument, le tout associé à douze régions de France. Une belle façon de rendre hommage à ces titres qu’il affectionne particulièrement. Si certains sont trop récents pour en savourer la saveur (Camélia Jordana, Florent Marchet), on a plaisir à découvrir sous un autre jour D.A.N.C.E de Justice, La Fièvre Dans le Sang d’Alain Chamfort ou Emmanuelle de Pierre Bachelet, Charles Baptiste pourrait d’ailleurs faire une dissertation constructive sur le film du même nom.

J’ai eu l’occasion de voir Charles-Baptiste jouer dans un endroit intimiste et classieux : le Lapérouse. Il a interprété quelques unes de ces reprises et quelques morceaux bien à lui. Les thèmes de la réussite et du succès étaient très présents dans cet aperçu, faisant parfois sourire. Charles-Baptiste m’a ensuite confié que faire sourire est un exercice plus facile que toucher profondément les gens, or c’est ce sentiment qui perdure… Il aimerait donc développer ses nouvelles compositions dans cette voie.

Ce jeune artiste écrit actuellement son premier album. Cette présentation a réussi à aiguiser ma curiosité et je serai là dans quelques mois pour voir le résultat ! Affaire à suivre.

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Si le nom de Jacno ne vous dit rien, c’est le moment de vous rafraichir la mémoire. C’est lui qui a composé avec sa compagne de toujours, Elli Medeiros, le célèbre Amoureux Solitaires de Lio. C’est aussi à lui qu’on doit la musique entêtante, Rectangle, en fond des pubs Nesquick des années 80s avec le regretté Grosquick.

Je me suis rappelée de lui l’année dernière quand j’ai écouté la reprise de Anne Cherchait l’Amour par Julien Doré sur le cd « Couleurs sur Paris » de Nouvelle Vague. L’originale était pleine de synthé, reflet des années 80s et de la tendance qui plane aujourd’hui dans la nouvelle scène française. En résumé, tout ce que j’adore. Peu de temps après, j’apprenais qu’un CD hommage allait sortir « Jacno Future« , j’avais hâte de le découvrir !

A l’occasion de la sortie de l’album, Jean Charles de Castelbajac nous a invité dans son showroom pour nous parler de son grand ami Jacno. JC de Castelbajac s’est impliqué fortement dans le projet, notamment en créant la pochette du disque, une peinture réalisée à partir d’une photo. L’émotion était au rendez-vous. C’est toujours touchant d’entendre quelqu’un nous raconter une personne qu’il a connu. C’est comme si elle prenait vie sous nos yeux, cela prend une autre dimension. J’ai été profondément touchée. Il nous a conté la première fois qu’il a vu Jacno à la télé, et comment il s’est retrouvé à élaborer un costume pour son passage avec Elli à l’Olympia. Le créateur avait choisi un costume rouge, avec une partie argenté pour donner un côté rétro futuriste, directement inspiré de Flash Gordon. A l’époque, la mode était beaucoup trop dans le glamour et JC de Castelbajac était intéressé par l’idée du trouble présente dans la musique, c’est pourquoi il aimait faire des ponts entre cet univers et son travail. C’était une génération qui avait besoin de se mettre en danger pour créer. Denis, comme il l’aime à l’appeler, était situé entre ce processus de création et son éducation traditionnelle, toujours entre les deux, se cachant derrière des pseudos.

Après ce portrait de Jacno, Calypso, sa fille, et Jean Christophe Thiéfine, directeur artistique, sont venus nous présenter le projet. La mort du chanteur en 2009 n’a pas fait assez de bruit aux goûts de ses proches et ils voulaient lui rendre hommage. Des artistes ayant déjà travaillé avec Jacno, ou dans sa lignée, ont été approchés pour participer à ce disque, sans appel d’offres délibéré afin d’éviter les frustrations. Toutes les personnes contactées ont répondues et avaient totale liberté dans leur choix et arrangements. Le duo Home, constitué de Benjamin Biolay et Chiara Mastroianni, s’est reformé pour l’occasion, leur donnant même l’envie de continuer à collaborer. Dominique A a tout réalisé, seul, dans son studio, livrant ainsi une des meilleures reprises de l’album. Alex Beaupain a repris Tes Grands Yeux Bleus en le mettant à la sauce 80s tel que Jacno l’aurait conçu à ses débuts. Calypso, quant à elle, a prêté sa voix sur Amoureux Solitaires suite à la proposition d’Etienne Daho. Ce rôle n’était pas facile mais pensant que son père aurait adoré, elle a même accepté d’apparaître dans le clip.

Autant d’anecdotes permettant de découvrir les coulisses du projet et de cerner un peu plus le grand compositeur qu’était Jacno. JC de Castelbajac nous a reçu chaleureusement et avec simplicité. Je suis repartie émue, avec l’intime conviction que l’oeuvre de Jacno perdurera encore longtemps notamment grâce à ce disque revisité aux couleurs d’aujourd’hui.

Sachez qu’une édition spéciale fnac existe avec un ou deux morceaux exclusifs et un livret contenant des interviews des artistes.

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Photographe, consultante web et dénicheuse de talents. Je suis parisienne d’adoption. Je partage ici mon travail, découvertes et inspirations.

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